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Un homme condamné par le tribunal d’Alençon pour une tentative d’agression sexuelle à Sées... |
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Un homme de 24 ans comparaissait ce mercredi 14 août 2024 au tribunal correctionnel d’Alençon (Orne) pour une tentative d’agression sexuelle. © Archives Ouest-France
Un homme de 24 ans comparaissait ce mercredi 14 août 2024 au tribunal correctionnel d’Alençon (Orne) pour une tentative d’agression sexuelle commise sur une femme à Sées en mai. Le prévenu a voulu l’embrasser sur la bouche sans le consentement de la victime. Il a été condamné.
Un homme âgé de 24 ans de nationalité afghane a comparu ce mercredi 14 août 2024 au tribunal correctionnel Alençon (Orne). La justice lui reproche d’avoir commis une tentative d’agression sexuelle sur une femme, le 20 mai, à Sées.
L’homme aurait suivi une veilleuse de nuit se rendant à son travail depuis la gare et aurait tenté de l’embrasser sur la bouche, sans le consentement de la victime. « Il ne parle pas le français et ne sait pas lire, ni écrire » , signale son avocate, Me Alexandra Girard avant le début de l’audience. C’est par l’intermédiaire d’un interprète que le jeune afghan revient sur son acte. « J’ai fait une erreur et je m’excuse, répète le prévenu. Je ne connaissais pas la loi en France et je ne savais pas que c’était interdit. »
Deux versions des faits
D’après son avocate, le jeune homme a voulu aborder cette femme pour « pratiquer la langue française ». Durant le trajet, le prévenu aurait caressé le dos de la victime pour la rassurer. Au moment où elle arrive sur son lieu de travail, il a dit au revoir en voulant « lui serrer la main et faire la bise ». Pour Me Girard, qui plaide la relaxe dans ce dossier, il n’y a « aucune intention sexuelle ».
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Cette version des faits ne convainc pas le Ministère public. En s’appuyant sur des images d’une caméra de surveillance, « une contrainte physique est exercée sur le cou de la victime » , indique la procureure Hélène Tardif.
« Elle reçoit contre son consentement plusieurs bisous sur la joue et c’est grâce à son opposition qu’elle échappe à un bisou sur la bouche, poursuit-elle. Ses collègues la retrouvent en pleurs et en état de choc. »
Six mois de prison assortis d’un sursis ont été requis à l’encontre du jeune homme au casier judiciaire vierge et suivi par une structure d’hébergement d’urgence. Le tribunal le condamne à quatre mois de prison avec sursis. Il est interdit de tout contact avec la victime pendant deux ans.