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Un homme condamné pour avoir outragé la sous-préfète de Mortagne-au-Perche lors d’une cérémonie... |
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Sandy Lecoq-Espallargas s’est présentée à l’audience mais n’a pas demandé de dommages et intérêts. © Archives Ouest-France
Au cours d’une cérémonie à Saint-Fulgent-des-Ormes (Orne), le 13 avril 2024, un homme avait importuné la sous-préfète de Mortagne-au-Perche, Sandy Lecoq-Espallargas. Il insistait pour connaître sa date de naissance et devant le refus de la représentante de l’État, l’a insultée. L’homme a été condamné par le tribunal d’Alençon ce jeudi 3 avril 2025 pour outrage.
Sandy Lecoq-Espallargas, sous-préfète de Mortagne-au-Perche, participe à une cérémonie de remises de cartes d’électeurs à des jeunes, en présence d’élus locaux et de gendarmes, le 14 avril 2024, à Saint-Fulgent-des-Ormes (Orne). Durant le traditionnel pot, un homme âgé de 58 ans l’approche.
Les questions qu’il lui pose sont étranges : « Il voulait savoir son âge, sa date de naissance et le jour de la semaine de sa naissance », raconte le juge Hugo Rialland, lors du procès du quinquagénaire, absent à l’audience du tribunal d’Alençon, ce jeudi 3 avril 2025.
Insultée « amicalement »
La représentante de l’État accepte de lui donner son âge. Mais devant l’insistance de cet inconnu, qui la tutoie, elle refuse de répondre aux autres questions. Il finit par l’insulter, tout en la qualifiant avec des propos misogynes et infantilisants.
Il sous-entend qu’elle serait trop jeune pour exercer sa fonction. « Il a répété plusieurs fois les insultes », explique Sandy Lecoq-Espallargas, présente à l’audience et ne demandant pas de dommages et intérêts.
Les faits se déroulent sous les yeux d’élus et de gendarmes. Par la suite, Sébastien Jallet, préfet de l’Orne, intime à la sous-préfète de déposer plainte. Devant les gendarmes, l’homme reconnaît l’avoir insultée « amicalement ».
« On n’a pas la même définition de l’amitié », souffle la procureure de la République Cécile Marot-Quéré. Le quinquagénaire est condamné à un stage de citoyenneté à effectuer d’ici six mois, au risque de 500 € d’amende.