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Une aide à la reprise d’un commerce emblématique à Domfront-en-Poiraie... |
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Lors de sa prise de parole, Sophie Gaugain, vice-présidente de la Région Normandie, a insisté sur l’esprit entrepreneurial de cette transmission. © Ouest-France
Alexandre Crochet est le nouveau patron de l’Hôtel de France, du restaurant Grill au feu de bois et du relais Saint-Michel, à Domfront-en-Poiraie (Orne). La Foncière de Normandie s’était, en amont, portée acquéreuse des murs pour favoriser la reprise.
Après la reprise de l’Hôtel de France, restaurant le Grill, Relais Saint-Michel, par Alexandre Crocher, Bernard Davy, adjoint au maire au commerce, industrie artisanat et tourisme, à Domfront-en-Poiraie, est revenu sur la genèse de cette transmission, rappelant l’investissement de Patrice et Catherine Malgrey, pendant vingt et un ans à la tête de ces établissements. «  Ils ont entrepris la restauration des chambres de l’hôtel, mais aussi énormément investi dans le Relais Saint-Michel », jouant notamment le jeu de la Vélo Francette, en proposant un relais pauses aux cyclistes.
Quand le couple Malgrey a songé à sa retraite, il a rencontré d’énormes difficultés à trouver un repreneur en capacité d’acquérir en même temps le fonds et les murs.
Le dossier était clos en octobre
Sophie Gaugain, vice-présidente de la Région Normandie, a tenu à souligner la rapide réaction de Catherine Meunier, conseillère départementale et régionale, qui, après une discussion avec le couple, a tout de suite pensé au Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) et à la Foncière de Normandie.
Cette dernière est une création de la Région, depuis le printemps 2021, qui agit dans le cadre de la revitalisation des centres-villes et bourgs.
«  La première rencontre a eu lieu en janvier 2024, suivie d’une autre en juin. Le dossier était clos en octobre. Vraiment, un beau travail d’intelligence collective. »
Après une étude approfondie du dossier, la Foncière de Normandie a fait une offre d’achat des murs de 734 400 €, aux propriétaires qui ont accepté et permis à Alexandre Crocher de présenter son projet et de se porter acquéreur du fonds. Un dispositif simple est prévu si, dans le futur, il a l’intention de racheter les murs.
« Cette transmission transcrit un bel esprit entrepreneurial pour la commune », ajoute Sophie Gaugain, notant qu’il fallait « relever rapidement le défi » et ne pas priver Domfront-en-Poiraie et son projet à long terme autour de l’Histoire, du patrimoine et de la gastronomie, d’une telle structure d’accueil du public.