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Une belle leçon d’histoire pour les écoliers de Saint-Germain-du-Corbéis... |
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Les écoliers ont pu s’intéresser aux panneaux de l’exposition sur l’histoire de Saint-Germain de 1939 à 1946 et poser des questions à Jean-Claude Martin, le président des Amis du Patrimoine. © Ouest-France
Des écoliers de deux classes ont pu visiter l’exposition Saint-Germain-du-Corbéis de 1939 à 1946 et bénéficier des commentaires de Jean-Claude Martin, président des Amis du Patrimoine.
Jean-Claude Martin, le président des Amis du patrimoine, s’est félicité de la visite des écoliers de deux classes du cours moyen de l’école de Saint-Germain-du-Corbéis (Orne) et a relaté aux membres du bureau, la qualité des échanges et des questions parfois surprenantes des enfants.
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Comparaison entre 1939 et aujourd’hui
Dans le cadre des Journées du patrimoine, la conférence et l’exposition sur le thème Saint-Germain-du-Corbéis de 1939 à 1946, Occupation, Libération, reconstruction, ont remporté un franc succès. La qualité, la richesse des informations, des témoignages, des histoires de la vie quotidienne des Corbenois, ont impressionné les visiteurs. Le regard singulier des écoliers a étonné Jean-Claude Martin. « J’ai centré mon propos sur la comparaison entre le Saint-Germain de 1939 et d’aujourd’hui : l’école, la pénurie de nourriture, le rationnement, l’arrivée des Allemands, les bombardements, les réfugiés… J’ai présenté et commenté aussi les objets des deux vitrines… »
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Des questions nombreuses et pertinentes
Bonne surprise, les questions ont fusé, très nombreuses, pertinentes, parfois surprenantes ou naïves : « Pourquoi les Allemands arrêtaient-ils les Français ? Comment les Allemands sont arrivés à Saint-Germain ? Comment se passait le rationnement ? Comment étaient nourris les nombreux réfugiés qui venaient d’Alençon ? Comment se passaient les cours à l’école ? Pourquoi deux Russes ont été enterrés au cimetière ? »
Pas de connaissances précises
L’historien a constaté que beaucoup avaient entendu parler de cette période mais que très peu avaient des connaissances précises. « Ils connaissent de Gaulle mais pas Pétain. Certains ont fait le rapprochement avec la guerre actuelle au Liban. Il y a une soif de connaissances mais l’histoire de cette période est très complexe. J’espère que nous avons éveillé leur curiosité pour l’histoire locale, l’importance des richesses du patrimoine, le devoir de mémoire, l’importance de la tolérance, de la paix. » Le président a rappelé que ces panneaux sont archivés par les services municipaux et pourront être présentés lors des manifestations pour une étude plus approfondie, avec plus de temps.