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Violences et menaces en marge d’une manifestation en 2023 : trois policiers de la Brav-M condamnés... |
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Des membres de la Brav-M place de la Chapelle, Ã Paris, le 15Â mars 2025. © VALENTIN FAIVRE/Archives Hans Lucas via AFP
Trois policiers de la Brav-M ont été condamnés ce jeudi 10 juillet pour des violences et menaces en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites en 2023. Les peines prononcées vont jusqu’à un an de prison avec sursis, assorties d’interdictions temporaires d’exercer.
Reconnus coupables de violences et menaces en marge d’une manifestation, trois policiers de la Brigade de la répression de l’action violente motorisée (Brav-m) ont été condamnés ce jeudi 10 juillet 2025 par le tribunal de Bobigny. Ils ont écopé de peines allant jusqu’à un an de prison avec sursis, assorties d’interdictions temporaires d’exercer.
Un enregistrement des propos des policiers avait suscité l’émoi
Les faits se sont déroulés lors d’une manifestation sauvage à Paris en mars 2023, en marge de la mobilisation contre la réforme des retraites. Ce soir-là , sept jeunes, soupçonnés d’avoir pris part à des dégradations, sont interpellés par des membres de la Brav-m. L’un d’eux lance discrètement un enregistrement des échanges avec les policiers.
« Toi, je t’aurais bien pété les jambes […] La prochaine fois qu’on vient, tu monteras pas dans le car pour aller au commissariat, tu vas monter dans un autre truc qu’on appelle ambulance pour aller à l’hôpital », avait lancé un agent à Souleyman Adoum Souleyman, l’étudiant qui a toujours nié avoir manifesté.
Des extraits de ce document audio avaient été diffusés dans les médias trois jours après les faits suscitant l’émoi jusqu’au préfet de police de Paris. Cet enregistrement a permis à la justice d’attribuer gestes et propos aux policiers intervenant sur les lieux.
« Une violence verbale capable de susciter un choc psychologique »
L’agent qui avait porté deux coups au visage d’un jeune étudiant tchadien, alors que ce dernier était interpellé, assis dos au mur, a été condamné à un an de prison avec sursis, deux ans d’interdiction d’exercer la profession de policier et à une amende de 450 €. En juin, après deux journées d’audience, le parquet n’avait requis contre lui qu’une peine de quatre mois de prison avec sursis et une interdiction d’exercer pendant un an.
Durant le procès, le policier qui a proféré ces menaces s’est excusé auprès du jeune qui s’est constitué partie civile. Le parquet n’avait retenu contre lui qu’une peine contractuelle d’amende de 450 €. Le tribunal correctionnel de Bobigny l’a condamné à huit mois de prison avec sursis, à une interdiction d’exercer pendant un an et à 450 € d’amende. Ces propos « en aucun cas justifiés », a souligné le président du tribunal Youssef Badr, constitue « une violence verbale capable de susciter un choc psychologique ».
Pour avoir également tenu des propos constituant des violences verbales, un troisième policier a été reconnu coupable et condamné à 2 000 € d’amende.