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Violences, moqueries, agressions sexuelles… Les collégiens de Briouze sensibilisés au harcèlement... |
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Les 4e du collège du Houlme de Briouze (Orne) ont visionné leurs vidéos contre le harcèlement, mardi 18 juin 2024. © Ouest-France
Encadrés par des jeunes de l’association Unis-Cité, les quatrièmes du collège du Houlme de Briouze (Orne) ont réalisé des vidéos sur le thème du harcèlement. Ils les ont visionnées le mardi 18 juin 2024.
« Connaissez-vous le mythe de Sisyphe ? » , demande Loïc Vavasseur, principal du collège du Houlme de Briouze (Orne), à ses élèves de 4e. Il compare ce personnage de la mythologie grecque, qui tente éternellement de placer un rocher sur le sommet d’une colline à leur apprentissage des règles de vie en communauté. Parmi les principaux problèmes des collégiens : le harcèlement.
Pour sensibiliser ses élèves à ce fléau qui touche plus d’un élève par classe en France, l’établissement a fait appel à Unis-Cité. Trois jeunes en service civique au sein de l’association ont rencontré les collégiens. « Depuis janvier, on vient chaque semaine pour réaliser des petites vidéos sur le harcèlement, dans lesquelles ils sont acteurs, explique Léonie Guaisnon en service civique à Unis-Cité. Les élèves, répartis par groupe, ont choisi des thématiques comme les violences, le cyber harcèlement ou le harcèlement sexuel », poursuit à ses côtés Aurélie Marlier, qui joue la CPE dans l’un des courts-métrages.
Appeler le 3020
Mardi 18 juin 2024, les collégiens ont visionné leur création. Elles mettent en scène des jets de boule de papiers, des moqueries, des vols de sacs ou des canulars téléphoniques, dans la cour ou les classes de l’établissement. « Le but, c’est de les impliquer pour qu’ils puissent s’immerger dans les situations, se mettre à la place des autres », insiste Mana Coudray, en service civique à Unis-Cité.
Les vidéos sont aussi l’occasion de rappeler les bons réflexes : parler à une personne de confiance ou appeler le 3020, la plateforme d’aides aux victimes et aux parents. Le message semble passé, au moins auprès de Maël, assis au premier rang : « Il ne faut pas être violent ou méchant avec les personnes qu’on a autour de soi. »