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À Giel-Courteilles, l’établissement Giel-Don-Bosco inaugure une exposition sur la Shoah... |
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François Montambault, président du conseil d’administration, Valérie Alain, conseillère départementale, Joseph Vivier, délégué départemental de l’association du Souvenir français, Jean Ripaux, porte-drapeaux, et Christine Roimier, devant l’affiche de l’exposition, le 7 mai 2025. © Ouest-France
À Giel-Courteilles (Orne), le collège-lycée Giel-Don-Bosco accueille jusqu’à la fin du mois de mai 2025 une exposition sur la Shoah et la Seconde Guerre mondiale. Elle a été inaugurée ce mercredi 7 mai 2025, en présence des élèves ayant participé à sa création.
C’est la famille ornaise la plus durement touchée par la Shoah. Edith Bonnem, sa mère Gustel et son frère Berthold, réfugiés sarrois arrêtés à Alençon (Orne) et déportés, parce que juifs, à Auschwitz en août 1942, sont mis à l’honneur au collège-lycée Giel-Don-Bosco de Giel-Courteilles (Orne).
L’établissement, l’association des anciens élèves, le Département et le Souvenir français ont inauguré ce mercredi 7 mai 2025 l’exposition Edith et les siens. Une famille ornaise victime de la Shoah, accompagnées de trois autres présentations sur la vie à Giel sous l’Occupation, les juifs de France pendant la Shoah et le Souvenir français.
« Le devoir de mémoire est d’une grande importance »
Conçus par les Archives de l’Orne et mis à disposition par le Département, des panneaux illustrés documentent la vie de la famille Bonnem, les activités de leur commerce à Alençon, leur potager. Mais aussi, plus tard, leur arrestation et leur brutale déportation dans les camps nazis. Itinérante, l’exposition sillonne le département depuis plusieurs années .
Sous les ribambelles de drapeaux français et européens accrochés au plafond de la salle, François Montambault, président du conseil d’administration et ancien élève de l’établissement, se dit très attaché à ce projet : « En tant que petit-fils de mutilé de guerre et fils d’ancien combattant d’Algérie, le devoir de mémoire est pour moi d’une grande importance. Nous avons l’obligation de le transmettre aux jeunes générations. »
« Tout faire pour que cela ne se reproduise pas »
Une mission de transmission aussi chère aux enseignants du lycée, qui ont récemment emmené un groupe d’élèves de première en Alsace, sur les traces de l’Occupation allemande. Les lycéens en bac professionnel ont restitué leur visite du camp de concentration du Struthof sur de grandes affiches, images et commentaires à l’appui. « On a voulu montrer la grosse différence entre la villa du chef du camp et les instruments de torture utilisés », explique Noé à la foule d’oreilles attentives. Lui et ses camarades sont unanimes : « Ça a été un choc, on n’imaginait pas. On doit tout faire pour que cela ne se reproduise pas. »
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Des retours dont Joseph Vivier, délégué départemental de l’association du Souvenir français, se réjouit : « Voir l’histoire en vrai, c’est beaucoup plus fort que dans les livres ! »
Jusqu’au jeudi 29 mai, de 10 h à 16 h, au collège-lycée Giel-Don-Bosco, Giel-Courteilles. Ouvert à tous. Contact : tél. 02 33 67 99 00.