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« Les jeunes ne viennent plus » : le foot peine à rassembler le quartier de Perseigne et Alençon... |
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Chaque mardi soir, des groupes viennent jouer au foot à la Plaine des sports. © Ouest-France
Chaque mardi, une associative sportive propose du foot à la Plaine des sports d’Alençon (Orne). La discipline, prisée par les jeunes, n’attire cependant pas ceux qui vivent dans le quartier populaire de Perseigne. Un encadrant qui propose du sport depuis près de trente-cinq ans témoigne.
Chaque mardi, à partir de 19 h 30, des groupes de jeunes se rejoignent à la Plaine des sports d’Alençon (Orne). On retrouve des étudiants, des apprentis du CFA Bâtiment, des jeunes de l’Épide (’Établissement pour l’insertion dans l’emploi) mais pas des jeunes du quartier du Perseigne qui vivent pourtant à côté. « Ils ne viennent plus », constate Didier Piche, assis sur le banc de touche.
Le match de ce jour-là dure à peine une heure. « Ce rendez-vous perdure, mais on a de moins en moins d’équipes. Je me souviens de tournois organisés sur ce terrain, on avait une trentaine d’équipes et des jeunes du quartier qui ont aujourd’hui la quarantaine », poursuit le président de l’association sportive Maine-normands-alençonnais (ASTMNA).
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« Apporter le sport dans le quartier »
Didier Piche a apporté le sport à Perseigne au début des années 1990. Chose qu’il fait encore trois décennies plus tard, à travers un programme omnisports qui utilise les infrastructures du quariter. « L’objectif de départ était d’apporter le sport ici, détaille Didier Piche. Cela continue de bien fonctionner pour nos activités yoga et gym à la Maison des initiatives citoyennes, on a toujours de la demande. Mais le foot, qui est le sport des jeunes, n’existe pratiquement plus. »
Comment l’expliquer ? « Il y a l’individualisation de la pratique sportive. Faire un sport en club se fait de moins en moins », observe Didier Piche.
20 h 30, coup de sifflet final sur le terrain de foot. Les jeunes du CFA regagnent leur minibus, sans trop savoir s’il y aura une séance la semaine prochaine. « On ne sait plus qui vient maintenant, s’il y a du monde on joue, sinon on ne fait rien. »