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Basket-ball. Nationale 1 : Fayssal Rhennam : « Je n’ai jamais ressenti de doute dans l’équipe »... |
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Fayssal Rhennam et l’USBD Alençon ont un dernier match de championnat à jouer avant les playoffs. © Archives Nathalie Douley
Avant le dernier match de saison régulière (samedi 15 avril 2023, 20 h, avec la réception de Bordeaux), le coach alençonnais jette un regard dans le rétro. Et se projette sur les playoffs.
L’USBD Alençon va disputer son dernier match de saison régulière ce samedi 15 avril 2023, avec la réception de Bordeaux. Fayssal Rhennam, l’entraîneur de l’USBD Alençon, revient sur ce championnat, ce qui a fait la force de son équipe, et se projette sur les playoffs.
Fayssal Rhennam, vous allez terminer la saison régulière à la première place, à l’issue de la réception de Bordeaux. Vous êtes qualifiés pour les playoffs. On vous imagine satisfait de la performance de votre équipe…
Le groupe a répondu présent tout au long de la saison, même dans les moments difficiles, comme lors de la blessure de Joanny Martingoulet (dès le mois de septembre). Elle n’a pas été remplacée et on a été contraint d’évoluer avec un effectif réduit, huit joueuses le samedi tout au long de la saison. On sait que, jusqu’à la fin des playoffs, on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Si une fille se blessait, ce pourrait être dramatique.
Quand avez-vous compris que ce groupe avait quelque chose de particulier ?
Je n’ai jamais ressenti de doute dans cette équipe. Il n’y a jamais eu deux revers de suite, on a toujours su rebondir. J’ai senti qu’on avait un véritable groupe après la défaite à Limoges (d’un point, après prolongation). Le groupe était très impacté mentalement. Mais on a joué Le Poinçonnet dès le mercredi, sans avoir le temps de cogiter. Dans un match à suspense, l’équipe a réussi une performance de haut niveau à domicile. Puis au match retour, après avoir mené de dix points, on est revenu à moins 2 à la pause. En concertation avec les filles, on a fait un choix défensif qui a été payant, on a fait un run et on passe à +20. J’ai senti que l’objectif qualification en playoffs ne pouvait plus nous échapper.
Les playoffs justement. Ils débuteront le 29 avril à Voiron. Comment gérez-vous l’approche physique ?
Avec le staff technique, nous avons décidé de diminuer la durée des entraînements. On fait du qualitatif. La semaine dernière, on était dans une période de régénération des organismes, en se disant que la semaine prochaine, après Bordeaux, on se concentrera uniquement sur Voiron, et rien d’autre.
Avec l’idée de marquer tout de suite vos débuts en playoffs ?
On va aller là -bas pour faire un résultat. Même si on sait que c’est un club structuré, qui a déjà connu la Ligue 2, on jouera notre carte à fond dans une salle pleine, un chaudron. La gestion émotionnelle de l’événement sera importante. Mais j’ai une équipe qui aime faire des coups à l’extérieur. Les filles ont de véritables ressources mentales. Sans ça, on ne serait pas là avec l’équipe que l’on a quantitativement. On a réussi à surfer sur le championnat malgré un effectif vraiment réduit le samedi. Chacun est capable de se faire violence mentalement afin de puiser l’énergie nécessaire pour le groupe. Le mois de mai s’annonce intense. On a déjà beaucoup puisé mais il nous reste un dernier chemin à aller chercher ensemble.
Vous venez plusieurs fois d’évoquer le non-remplacement de Joanny Martingoulet. Ne vous êtes vous pas dit que c’était un manque d’ambition de la part du club alors que la saison commençait juste ?
Il y a eu de la frustration, c’est normal pour tout entraîneur alors qu’une joueuse du cinq majeur n’est pas remplacée et que vous avez des objectifs élevés. Mais je suis un simple entraîneur salarié, au service de la structure. La hiérarchie m’a dit qu’on ne pouvait pas la remplacer. Tu prends l’information, tu l’avales, tu ne t’apitoies pas sur ton sort et tu réfléchis aux leviers à utiliser. C’est le haut niveau. On a alors fait le choix de ne pas jouer la Coupe de France, pour ne pas mettre en danger les organismes des filles. C’est une déception car l’équipe était taillée pour la Coupe, en étant capable de retourner des situations compliquées. Mais maintenant, il reste encore une belle aventure collective à aller chercher. C’est déjà quelque chose d’historique pour le club mais on veut aller chercher la consécration. On y est, on ne va pas se cacher.