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« 28 ans plus tard : Le Temple des morts » : une suite réussie... |
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Le film de Nia DaCosta ne cherche pas à rassurer, ni à flatter la nostalgie. © Sony Pictures
Un an après « 28 ans plus tard », le film de Danny Boyle, Nia DaCosta pousse la saga zombie vers des territoires plus sombres, plus beaux et plus radicaux avec « 28 ans plus tard : Le Temple des morts ». En salles ce mercredi 14 janvier.
Deuxième épisode de la nouvelle trilogie et quatrième volet de la saga lancée avec 28 jours plus tard, 28 ans plus tard : Le Temple des morts refuse toute idée de simple transition. Le film reprend exactement là où s’achevait le précédent opus : Spike, adolescent arraché à l’enfance par un monde en ruines, tombe aux mains d’une secte survivaliste aux accents satanistes. Autour de lui, les infectés ne sont plus forcément la menace principale : le vrai danger vient désormais des hommes, de leurs croyances, de leurs pulsions, de leur besoin de sens dans un monde vidé de toute morale.
Aux commandes : Nia DaCosta (remarquée pour son Candyman et The Marvels ) imprime un style très différent de celui de Danny Boyle, tout en respectant l’ADN de la saga. Moins frénétique, plus ample, Le Temple des morts privilégie les textures, les visages et les corps.
Un Ralph Fiennes sidérant
Le chaos hystérique de la secte des Jimmies s’oppose à la solitude quasi mystique du docteur Kelson, incarné par un Ralph Fiennes sidérant. Deux visions du monde, deux réponses possibles à l’effondrement : la barbarie ou un humanisme fragile, obstiné.
Plus violent, plus sombre, mais aussi plus beau que son prédécesseur, le film ose une radicalité rare dans le cinéma de franchise. La mise en scène alterne horreur frontale, moments contemplatifs et éclats musicaux inattendus, transformant ce récit post- apocalyptique en véritable fable sur la survie morale. Le Temple des morts ne cherche pas à rassurer ni à flatter la nostalgie : il creuse, dérange, fascine. Un grand film de genre, ambitieux et furieusement vivant, qui confirme que cette saga tardive est l’une des plus stimulantes du cinéma contemporain. (Durée : 1 h 50.)