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« A priori »  : la nouvelle série de France 3 qui invite à gratter sous le vernis... |
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Bruno Salomone, entouré du reste de l’équipe de la nouvelle série « A priori ». © ©Fabien Malot - Newen - France télévisions
Un polar mais aussi une comédie. Voici comment se présente « A priori », la nouvelle série de Benoît Masocco. Le comédien Bruno Salomone, qui y joue un flic grincheux, nous dessine les contours de son personnage.
Mêler enquête et comédie est devenu très tendance à la télévision. Après le succès de HPI , la comédie policière se décline à l’envi sur toutes les chaînes, de Murder Club sur M6 à La Recrue sur TF1 . A priori, la nouvelle série de Benoît Masocco qui démarre ce mardi soir sur France 3 , surfe sur la vague… Et donne très vite une impression de déjà -vu. Entretien avec Bruno Salomone (Fais pas ci, fais pas ça), qui tient le rôle principal du programme.
Qu’est-ce qui distingue A priori des autres séries policières déjà à l’antenne ?
Je ne regarde pas les autres mais si je me fie aux propositions que je reçois, je dirais que son originalité réside dans le mélange de comédie et d’enquête. On est un peu dans le même esprit que dans The Office, qui montre l’envers du décor de la vie de bureau. Ici, les policiers se font des blagues comme n’importe quels collègues, ce qui permet de les découvrir sous un nouveau jour.
Comment comprendre le titre ?
Aujourd’hui, on emploie beaucoup le mot a priori. Même dans le monde de la police. Les enquêteurs ont coutume de dire : a priori, ça devrait être lui le coupable. Pour moi, c’est un bon titre parce qu’il ne fait pas série policière. Or, l’ambition de cette fiction est de se servir des enquêtes comme prétextes pour nous faire vivre une aventure.
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Parlez-nous de votre duo avec Lucia Passaniti…
Iris Villeneuve et Victor Montagnac, que j’incarne, se détestent mais n’arrêtent pas de se coller. Entre eux, il y a un vrai choc de génération… De caractère aussi. Iris est une jeune policière tenace et rigoureuse, sortie major de sa promotion. Victor, quant à lui, ne cherche pas à jouer les enquêteurs super intelligents. Il s’apparente davantage à Columbo avec sa dégaine nonchalante et son air un peu à l’ouest. Quand il va sur le terrain, il parle de choses assez banales de la vie quotidienne mais c’est une façon d’amadouer ses interlocuteurs. Comme les autres le prennent un peu pour un imbécile, ils ont tendance à se lâcher davantage.
Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce rôle ?
D’habitude, on me propose des rôles de flic un peu chiants. Victor, lui, est un personnage complexe qui est capable, en un instant, de nous faire passer du rire aux larmes, en faisant une grosse blague au milieu d’une scène de crime. Au départ, dans le scénario, il était dépeint comme rustre et grincheux. Mais je trouvais marrant de lui ajouter un côté sympathique pour lui donner plus de couleurs, plus de nuances. Il roule dans une voiture pourrie. Il a des goûts assez ringards et en même temps il nourrit une vision du monde plutôt moderne. Son confident et meilleur ami est le patron d’un cabaret. Ce que j’ai aimé aussi chez lui, c’est sa part d’ombre. On ne sait pas où il vit, où il en est de sa vie sentimentale, ni ce qu’il cache sur son passé, ce qui entretient une forme de suspense.
Vous ressemble-t-il ?
Physiquement, oui (rires) ! Plus sérieusement, je pense que j’ai aussi un côté sympathique et une face plus sombre mais, dans la vraie vie, je ne joue pas avec les gens comme il le fait lui. Heureusement.
France 3, 21 h 05.
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