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Alençon. Cette année, le 25e Salon du livre se réinvente... |
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Élodie Brondini et Amandine Laprun font partie des douze auteurs jeunesse qui interviendront dans les écoles d’Alençon vendredi 4 juin 2021. © DR
En 2020, il a été annulé à cause de la crise sanitaire. En 2021, épidémie oblige toujours, il va se dérouler « autrement », avec des rendez-vous reprogrammés jusqu’à la fin de l’année.
Pas de salles, des jauges limitées, pas de possibilité de restauration, des règles de distanciation à respecter. Autant de données qui contraignent les organisateurs du Salon du livre d’Alençon (Orne) à revoir leur manuscrit. « Nous n’annulons pas le rendez-vous cette année, rassure Monique Cabasson, présidente. Mais nous l’organisons autrement, car nous voulons que le souffle de la culture continue. »
Des auteurs dans les écoles
Les 5 et 6 juin, le public ne retrouvera pas la soixantaine d’auteurs habituellement invités dans la halle au Blé. Mais, la veille, le vendredi 4 juin, « douze auteurs jeunesse interviendront dans trente-six classes ». Il s’agit de Christophe Alline, Laurent Audouin, Élodie Brondini, Jean-Louis Cornalba, Célia Garrino, Isabelle Gil, Amandine Laprun, Nathalie Minne, Simon Priem, Agnès Rainjonneau, Maud Sené et Zaü.
Des dédicaces et un spectacle
Samedi 5 juin, « quatre de ces auteurs, ainsi que deux auteurs de BD seront accueillis à la librairie Le Passage, pour des séances de dédicaces ». Et dans le cadre des Rendez-vous aux jardins, pendant le week-end, un spectacle littéraire intitulé « La graineterie des mots » sera donné dans le parc des Promenades. Un colporteur déambulera avec sa charrette et invitera le public à semer et déguster des mots.

Ce visuel, créé pour le salon de 2020, qui a dû être annulé, met en avant le 25e anniversaire de l’événement. DR
Baudelaire en octobre
Cette année, on célèbre le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire dont le recueil de poésie Les fleurs du mal a été publié en 1857 par l’éditeur alençonnais, Auguste Poulet-Malassis. « Baudelaire et son éditeur », c’est le nom de la conférence que devait donner en juin l’universitaire Bernard Baillaud. « Elle sera proposée à l’auditorium, le mardi 12 octobre, dans le cadre du festival Poésie & davantage. »
Une mosaïque de kasà là s
Des ateliers d’écriture de kasà làs ont déjà commencé avec Sonia Brault et l’artiste plasticienne Agnès Rainjonneau. Venu de la tradition orale africaine, le kasà là est un poème qui célèbre l’autre, en même temps que celui qui l’écrit et le lit. Proposés à des publics éloignés du livre, ces ateliers aboutiront à la création d’une mosaïque de kasà là s, exposée lors du festival de poésie en octobre.
Des rendez-vous à l’automne
Un marathon de lecture publique à voix haute sera organisé en octobre ou novembre, avec la participation d’André Roche, metteur en scène, qui endossera le costume de modérateur. Après la rentrée, les lectures musicales seront également proposées dans des maisons de retraite. Le Salon du livre accueillera enfin, en septembre, l’auteur(e) du premier roman qui aura décroché le 9e prix Poulet-Malassis. Lauréat dont le nom sera révélé le 21 juin.