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Alençon. Jacques Goupil ne peindra plus... |
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Le peintre Jacques Goupil est décédé vendredi 14 août 2020, à l’âge de 85 ans. © Ouest-France
L’artiste s’est éteint ce vendredi 14 août 2020, à l’âge de 85 ans. Sa galerie était connue depuis plus de quarante ans dans le quartier Saint-Léonard.
Depuis plus de quarante ans, sa galerie de peinture faisait partie du paysage, dans le quartier Saint-Léonard, à Alençon. En 1975, Jacques Goupil posait ses cartons et ses toiles cour Cochon-de-Vaubougon. L’artiste, bien connu des Alençonnais, a refait ses bagages, vendredi 14 août 2020, pour un dernier voyage.
Chevalier de l’Ordre des Arts et lettres, Jacques Goupil était un enfant de l’Assistance publique qui n’avait, à son grand regret, pas fait les Beaux-Arts. Autodidacte, il avait pris des cours à l’école Martenod, à Paris, et a peint toute sa vie. « Je n’aurais pas pu faire autre chose », avait-il confié à un journaliste de la rédaction au printemps 2016.
Mécène et militant
C’est dans son atelier, à Arçonnay, que l’artiste travaillait. « Je ne peins que des gens que j’ai aimés. » Et Jacques Goupil aimait beaucoup de choses : une scène de tous les jours sur un marché, l’expression du visage d’un mendiant, ou encore la basilique Notre-Dame au crépuscule. « Si je suis touché par ce que je vois, j’ai envie de toucher les autres en le peignant », affirmait-il.
Dans sa galerie, il n’y avait « pas de style défini. Ça va de l’abstraction à la figuration ». Il exposait les peintres qu’il avait rencontrés. Il citait ainsi Michel Ciry, Gaston Sébire, Bernard Buffet, et les locaux Gaston Floquet et Roger Rocher.
Mécène, il lui était arrivé d’acheter des toiles à des peintres non encore connus pour en faire don aux musées. Militant, Jacques Goupil avait aussi œuvré pour les Restos du cœur et la lutte contre le sida, réalisant en 2003 une affiche diffusée à 20 000 exemplaires pour sensibiliser à la maladie.
Ses obsèques seront célébrées jeudi 20 août 2020, à 10 h 30, en l’église d’Arçonnay.