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Alençon. L’homme qui murmurait aux sabots des chevaux... |
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Kévin Lolivrel, Alençonnais de 23 ans, s’installe comme maréchal-ferrant indépendant. © Ouest-France
À seulement 23 ans, Kévin Lolivrel s’installe comme maréchal-ferrant indépendant à Alençon (Orne) et ses environs. Un vrai défi pour ce passionné de cheval, mais aussi l’aboutissement d’un projet longtemps rêvé.
« C’est sûr que ce n’est pas un métier commun », sourit Kévin Lolivrel. À 23 ans, il vient de lancer sa propre entreprise de maréchalerie, L-K Maréchalerie, à Alençon (Orne) et ses environs. « Mais j’ai toujours voulu faire ça, poursuit-il. Mon grand frère travaillait avec les chevaux. Ma passion vient de là . C’est un métier sans routine, où on se déplace et on travaille avec du vivant. »
Chevaux, poneys, ânes : Kévin arpente la région à bord de sa camionnette chargée d’outils pour s’occuper de ces équidés. « Les missions peuvent être assez différentes, entre le parage, pour entretenir les sabots, le ferrage ou de l’orthopédie », explique-t-il. Des tâches plus ou moins importantes selon la bête dont il doit s’occuper.
« Un cheval à 500 000 € »
« Ce que je préfère, ce sont les chevaux de course, confie le jeune professionnel. Je baigne dedans depuis tout jeune. Pour moi c’est le plus intéressant. J’ai déjà eu un cheval d’une valeur de 500 000 € entre les mains, ou d’autres chevaux de course, parfois à la retraite. C’est un privilège de pouvoir s’en occuper. » Certains noms ne sont pas inconnus des turfeurs, comme le célèbre Mid Dancer.
Malgré son âge, Kévin a déjà accumulé de nombreuses expériences. Après l’obtention de son certificat d’aptitude professionnelle agricole (Capa), il enchaîne les contrats dans l’Orne, dans la Sarthe avec des trotteurs et en Loire-Atlantique, où il exerce principalement auprès de galopeurs.
Lauréat du Fonds initiatives jeunes
Dès le départ, il envisage de créer sa propre entreprise « pour avoir plus de liberté ». Une soif d’indépendance qu’il conjugue avec une certaine ambition. « D’ici deux ans, je veux engager un apprenti et passer d’une microentreprise à une société réelle, poursuit-il. Mon entreprise, c’est un peu comme mon bébé. Je veux la faire grandir et j’ai confiance en elle. »
En avril 2021, il a reçu un coup de pouce de la part de la Ville, avec le fonds initiative jeune (FIJ) dont l’objectif est de soutenir des projets portés par des Alençonnais de 16 à 25 ans.
Une enveloppe de 3 000 € lui a été accordée pour l’aider à lancer son projet. Une somme non-négligeable sur la totalité des frais d’installation, estimée entre « 10 000 et 12 000 € » par Kévin. Entre l’achat d’un véhicule et de tous les outils de maréchalerie, « c’est une aide importante », se réjouit-il. Prochaine étape : trouver de nouveaux clients. Le jeune maréchal-ferrant a déjà pu en récupérer auprès d’un de ses collègues qui voulait réduire son activité. Mais il est toujours en quête de sabots à ferrer et reste joignable au 06 49 52 80 30 pour toutes demandes d’intervention.