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« Belphégor » : HBO Max et M6 dépoussièrent le fantôme du Louvre... |
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Shirine Boutella dans « Belphégor » sur HBO Max. © Stéphanie BRANCHU/PATHE/HBO Max/M6
La série « Belphégor » arrive sur HBO Max ce jeudi 11 décembre 2025, avant une diffusion sur M6 dans le courant de l’année 2026. En modernisant le mythe du fantôme du Louvre, les créateurs proposent une série intense et mystérieuse, en quatre épisodes qui font monter la pression.
Belphégor, es-tu là  ? Il y a quelques semaines, après le cambriolage du Louvre au cours duquel des bijoux et joyaux de la Couronne de France ont été dérobés, beaucoup s’amusaient d’une implication imaginaire du célèbre fantôme. Imaginé par Arthur Bernède, Belphégor est popularisé dans les années 1960 par la série Belphégor ou le Fantôme du Louvre, avec Juliette Gréco.
En 2025, ce n’est pas un remake de cette œuvre, mais une nouvelle version de l’histoire que proposent HBO Max et M6 avec une série en quatre épisodes. Cette fiction portée par Shirine Boutella, Aure Atika, Vincent Elbaz et Kad Merad est disponible sur la plateforme à partir de ce jeudi 11 décembre 2025 et sera diffusée sur la sixième chaîne dans le courant de l’année 2026.
Une présence qui plane
Dans cette série, on suit Hafsa (Shirine Boutella), une restauratrice d’art qui vient d’être embauchée au Louvre, mais dont la vie bascule lorsqu’elle se retrouve nez à nez avec un masque du dieu de l’orage, Belphégor. Victime d’hallucinations et de pertes de mémoires, elle ne sait plus si elle est responsable des actes qu’on lui reproche – notamment le vol du masque – ou si on lui a tendu un piège… Pour comprendre qui se cache derrière le fantôme de Belphégor, Hafsa devra aussi affronter ceux avec qui elle vit depuis trop longtemps.
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Les amateurs de la série des années 1960 seront sûrement surpris par cette nouvelle version du mythe de Belphégor, qui est pourtant la bienvenue et qui s’inscrit dans une modernité dont il avait besoin. Dans ce thriller fantastique, c’est bien l’absence de Belphégor qui impose sa présence, car on sent qu’il est partout, planant au-dessus de l’héroïne comme de ses proches, tout en restant insaisissable.
Une série qui se veut « très prenante, très divertissante »
D’ailleurs, est-il réellement le méchant ? Ne serait-ce pas ceux qui en ont après lui qui sont les plus dangereux ? Cette tension est un point important de cette nouvelle version, comme l’explique l’un des scénaristes, Nils-Antoine Sambuc : « On savait qu’on n’allait pas refaire ce qui avait déjà été fait, donc il fallait trouver un nouvel ordre, un nouvel univers, un nouveau personnage principal. À partir de là on a pu jouer avec les codes du genre et, en même temps, essayer de trouver un récit qui a un sens, au-delà d’un réel plaisir de fiction. C’est une série qu’on veut très prenante, très divertissante. »
Le pari est réussi, car Belphégor nous happe par l’atmosphère qu’elle met en place dès les premiers instants, notamment grâce à ses nombreuses scènes filmées dans un Louvre désert, vidé de ses visiteurs.