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« C’est important d’être ici » : des crêpes de Noël avec les Petits frères des pauvres pour les séniors isolés à Flers... |
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Nora de Damien Garnier, bénévoles des Petits frères des pauvres à Flers (Orne). © Ouest-France
L’association les Petits frères des pauvres s’est rendue au Centre hospitalier Jacques Monod, à Flers (Orne) pour organiser un goûter de réveillon de Noël avec les patients âgés et isolés, le mercredi 24 décembre 2025.
Mercredi 24 décembre 2025, la salle de déjeuner du personnel du Centre hospitalier Jacques-Monod, à Flers (Orne), a changé de fonction le temps d’un après-midi. Une douzaine de patients de l’établissement y ont été accueillis dans le cadre d’une animation organisée par l’association les Petits Frères des pauvres, engagée dans la lutte contre l’isolement des personnes âgées.
En ce jour du réveillon de Noël, les bénévoles de l’équipe de Flers ont choisi de préparer des crêpes pour rassembler les patients de l’hôpital autour d’un goûter musical, animé par deux musiciens. Assise parmi les invités, Nicole, 61 ans, résidente de Sainte-Honorine-la-Guillaume.  C’est la première fois que je viens, et c’est important pour moi »,
glisse-t-elle.
Derrière les plaques, deux bénévoles, Nora et Damien Garnier, s’affairent pour que les crêpes soient les plus belles possible.  C’est notre première action locale »,
explique Nora. Tous deux étaient déjà impliqués dans le sud de la France avant de s’installer dans l’Orne il y a environ un an. Le couple a souhaité réitérer son engagement associatif dans son nouveau département de résidence.  Le bénévolat c’est important, tout comme venir voir les gens isolés pendant les fêtes de fin d’année, souvent familiales.Â
8Â % des plus de 65Â ans en situation de mort sociale
L’initiative prend place dans un contexte préoccupant. En Normandie, 8 % des personnes âgées de plus de 65 ans sont aujourd’hui en situation de « mort sociale », c’est-à -dire sans aucun contact extérieur pendant une année entière,  contre 4 % en 2021Â
, rappelle Raymond Penhard, directeur régional de l’association. À l’échelle de la région, cela représente environ 80 000 personnes, soit l’équivalent de la population de Cherbourg.
Face à ce constat, l’association multiplie les actions de proximité. « Ce n’est pas une fatalitéÂ
, insiste Raymond Penhard. Il ne faut pas hésiter à aller voir ses voisins de temps en temps, à prendre des nouvelles.Â