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« C’est un métier qui a du sens » : dans l’Orne, elle surveille les eaux usées comme le lait sur le feu... |
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Bérangère Di Dio est technicienne autosurveillance pour Eaux de Normandie. © Ouest-France
À l’occasion de la journée mondiale de l’eau, nous vous présentons un métier méconnu : celui de Bérangère Di Dio, technicienne autosurveillance pour Eaux de Normandie. Son job : analyser les eaux usées par les stations d’épuration de l’Orne. Rencontre.
Le 22 mars, c’est la journée mondiale de l’eau. L’occasion de présenter un métier méconnu : celui de Bérangère Di Dio, technicienne autosurveillance pour Eaux de Normandie. Elle a ses bureaux dans la station d’épuration d’Alençon. Son job est central : Je m’occupe de collecter les données liées au contrôle réglementaire pour les stations d’épuration qu’on exploite dans l’Orne et en Eure-et-Loir. Ça représente environ cent vingt stations.
Pour faire simple, elle fait partie des gens qui s’assurent que les eaux usées rejetées dans la nature – en l’occurrence dans la Sarthe à Alençon – soient suffisamment propres.
« La pollution, c’est comme une grosse pizza »
Les données sont prélevées et collectées. Ensuite, elles sont envoyées à un laboratoire agréé, qui nous renvoie les rapports d’analyse ».
C’est là que Bérangère Di Dio intervient : Je fais une analyse critique. Je regarde s’il y a des anomalies. Puis, je les transmets à l’agence de l’eau et la Direction départementale des territoires, les autorités compétentes.
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Le traitement des eaux usées est un long processus : On sépare la pollution en deux sortes. Celle qui est physique, les objets, comme les lingettes. C’est d’ailleurs un vrai fléau. Pour celles-ci, on utilise de gros râteaux qui retirent les objets. Il y a aussi la pollution dissoute, qui est traitée biologiquement, par des bactéries qui vont venir la dégrader.
Elle a le sens de la formule et de l’image : La pollution est comme une grosse pizza. Les bactéries sont les invités. Il faut qu’il y en ait pour tout le monde, mais qu’il n’en reste plus à la fin !
« On cherche continuellement des gens »
Côté parcours, elle vient de Saint-Etienne. Elle a fait un BTS maîtrise et gestion de l’eau, puis une licence professionnelle profession de l’environnement en 2014, avant d’être embauchée par Suez, à Lyon. Elle est à Alençon depuis 2017, car Eaux de Normandie est une filiale de Suez. Les métiers comme le sien recrutent. On cherche continuellement des gens, partout en France
, expose Audrey Achenza, en charge de la communication pour Eaux de Normandie. Et pour Bérangère Di Dio, c’est un métier qui a du sens !