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« Ça m’a obsédé » : condamné pour 1 447 appels et SMS malveillants à son ex, dans l’Orne... |
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L’homme a été condamné à quatre mois de prison avec sursis probatoire. L’exercice de l’autorité parentale lui est retiré. © Archives Ouest-France
Ne supportant pas la rupture, un homme avait harcelé son ex-conjointe par téléphone : 1 447 appels et SMS en un an et demi, à Val-au-Perche (Orne). Il a été condamné par le tribunal d’Alençon, ce jeudi 3 avril 2025.
« Dès que mon téléphone vibre, je n’ose même plus le regarder », a déclaré la plaignante aux enquêteurs. En un an et demi, de juin 2023 à décembre 2024, à Val-au-Perche, son ex-conjoint l’a harcelé par téléphone : 1 447 appels et SMS malveillants. Il était jugé par le tribunal d’Alençon ce jeudi 3 avril 2025.
Les premiers messages ont été envoyés juste après leur séparation, après dix ans de couple et la naissance d’un fils. Ils portent essentiellement sur leur rupture, qui se passe très mal. L’homme est souvent injurieux. Certaines insultes sont lues par le juge, Hugo Rialland. « Il m’a détruite psychologiquement », plaide la femme. Même après son placement en garde en novembre 2024, l’ex-conjoint continue.
Il veut porter plainte pour dénonciation calomnieuse
« J’avoue que j’ai envoyé des messages car tout ça m’a obsédé », reconnaît le prévenu, évoquant « des mauvais mélanges d’anxiolytiques et d’alcool ». Mais en même temps, « je me considère comme une victime. Quand je pense à tout le mal qu’elle m’a fait, ça me désole. Elle a osé porter plainte pour viol, violences ! » Un aspect de la procédure qui a été classé sans suite. Il souhaite riposter : « C’est une histoire qui me fait beaucoup de mal donc je cherche à déposer plainte pour dénonciation calomnieuse. » Le juge lui explique alors que ce n’est pas l’objet de ce procès.
L’homme est condamné à quatre mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de soin, travail et l’interdiction de contact avec la victime en dehors du droit de visite et d’hébergement de leur fils, pour lequel l’exercice de l’autorité parentale lui est retiré. Il devra verser 500 € de dommages-intérêts à son ex-conjointe.