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« Greenland : Migration » : un divertissement efficace... |
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Gerard Butler, le héros, reprend sa course pour sauver femme et enfant du chaos. © Metropolitan Filmexport
En salles ce mercredi 14 janvier, « Greenland : Migration », deuxième volet de la saga apocalyptique dans laquelle Gerard Butler court pour que le ciel ne lui tombe pas sur la tête, est une série B rondement menée.
En août 2020, dans un monde partiellement confiné, nous découvrions « Migration, le dernier refuge » dans lequel Gerard Butler voyait, médusé, une comète interstellaire percuter la Terre, entraînant toute une série de cataclysmes.
Retour au Groenland
En fait, c’est surtout le territoire nord-américain qui servait de terrain de jeu à cette série B plutôt efficace. Le pays se retrouvait alors sous les feux d’à peu près tout ce que le ciel pouvait envoyer : météorites, pluie diluvienne… Suite directe de « Greenland, le dernier refuge », « Migration » place les personnages principaux là où nous les avions laissés : dans un bunker au… Groenland !
Les enjeux géopolitiques actuels étant ce qu’ils sont, on ne peut que souligner l’ironie de la chose. Gerard Butler va tenter ici de sauver à nouveau femme et enfant du cercle infernal d’un équilibre écologique totalement renversé.
Si le caractère postapocalyptique du scénario n’est pas franchement nouveau, le film s’en tire pas mal en restant vissée à la petite cellule familiale qui cherche à rester soudée malgré les tempêtes. Le scénario ose cette fois la mondialisation. C’est vers la vieille Europe que tous les espoirs sont de nouveau permis. Mieux, le sud de la France promet un Eden à partir duquel l’humanité pourrait se refaire une santé.
Signal d’alarme
Alors oui, la façon dont les héros passent systématiquement entre les gouttes peut prêter à sourire. Cela n’empêche pas Ric Roman Waugh, ancien cascadeur américain devenu réalisateur, de mener sa petite entreprise à bon port. Hasard ou pas, en même temps que ce Migration
débarque sur nos écrans, « 28 jours, le temple des morts » de Nia DaCosta où là encore, notre planète n’est qu’un vaste champ de ruines dans laquelle notre humanité tente de survivre. Si le réel semble pour l’instant moins sombre que la fiction, il convient de tenir compte de ces signaux d’alarme pour éviter que tout se renverse. À bons entendeurs.
(1 h 39).