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« L’art du crime » de retour ce soir sur France 2. « On sait déjà qu’il y aura une neuvième saison »... |
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Eléonore Bernheim (Florence Chassagne) et Nicolas Gob (Antoine Verlay) dans la nouvelle saison de « L’art du crime » sur France 2. © ©Jean-Philippe BALTEL - Gaumont - France Télévisions
La diffusion des épisodes inédits de « L’art du crime » reprend ce lundi 3 février sur France 2. À cette occasion, les créateurs de la série Angèle Herry Leclerc et Pierre-Yves Mora nous livrent les secrets de leur collaboration sur cette série portée par Eléonore Bernheim et Nicolas Gob.
Dix-huit ans qu’ils travaillent en binôme sur des projets pour la télévision. Angèle Herry Leclerc et Pierre-Yves Mora ont notamment coécrit pour les séries Nina, Boulevard du Palais ou encore Julie Lescaut. Mais leur principal fait d’armes est la création de L’art du crime , la fameuse série policière sur l’histoire de l’art qui entame sa huitième saison, ce lundi soir sur France 2 . Comment se passe l’écriture à quatre mains ? « On est un binôme comme Florence Chassagne et Antoine Verlay mais on se tourne moins autour », plaisantent-ils. « On est suffisamment proches pour se comprendre quand on fabrique des histoires et suffisamment différents pour bâtir une collaboration intéressante. C’est assez rare de trouver quelqu’un avec qui on a une complicité et un langage commun. »
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Une série faite de contraintes
À chaque nouvelle saison, leur rituel est toujours le même. Priorité numéro un ? Décider avec la chaîne les artistes qui seront traités dans les deux épisodes inédits. « Il faut que ce soit des artistes morts depuis plus de 70 ans pour que leur œuvre soit libre de droits, si possible exposés au Louvre, car nous avons un partenariat avec le musée, et dont les sculptures ou les toiles disent quelque chose au public pour lui donner envie d’en savoir plus », explique Pierre-Yves Mora. Cette fois-ci, ce sont Raphaël et Ingres qui sont mis à l’honneur. « Il faut ensuite qu’on tire des fils pour créer une enquête policière qui résonne avec l’œuvre ou la vie de l’artiste. » Un travail de recherche que le binôme assure seul. « On n’a pas de formation universitaire, on est 100 % autodidacte mais on a un goût très prononcé pour l’art et les musées. On est toujours très avide de découvrir l’univers d’un peintre et de se jeter dedans pour trouver un angle que les gens ne connaissent pas forcément. Ça explique aussi pourquoi on ne s’use pas à travailler sur cette série. »
En parallèle, Angèle et Pierre-Yves doivent aussi réfléchir à ce qu’ils vont raconter sur leurs deux héros, Florence et Antoine, comment ils vont faire évoluer leur histoire. Leur baromètre ? Le plaisir. « Si on voit qu’on ne s’amuse pas trop, on continue à travailler », expliquent-ils. « On en parle aussi avec les comédiens. Pour que la série ne s’use pas, il faut qu’eux aussi prennent du plaisir. »
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Une saison 9 annoncée
Comment le duo envisage-t-il la suite ? « On sait déjà qu’il y aura une neuvième saison », confie Angèle. « Mais au-delà , on n’a pas de visibilité. On espère juste que le jour où la chaîne décidera d’arrêter, elle nous préviendra un peu à l’avance de façon à ce qu’on puisse offrir aux téléspectateurs un dernier épisode pour boucler la série. » En attendant la suite, cette saison 8 propose une mise en abyme originale. En enquêtant sur un nouveau meurtre, Antoine et Florence rencontrent une romancière qui écrit sur le peintre Raphaël. Quand elle décide de s’inspirer aussi d’eux pour son prochain livre, des petites tensions émergent entre les héros. De quoi donner quelques scènes de comédie savoureuses. Une fois n’est pas coutume, on retrouve aussi ce personnage d’invité joué par Catherine Marchal, dans le deuxième épisode.
France 2, 21 h 10.
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