|
« On a subi la crise » : en 2025, la fréquentation en berne dans les deux cinémas de Saint-Malo... |
2
Loïc Frémont et Sandrine Genouvrier, à la tête des cinémas Vauban de Saint-Malo. © Ouest France
Le CinéVauban et le Vauban-La Grande passerelle ont enregistré une fréquentation en baisse en 2025. Si les films d’auteurs fonctionnent bien, les blockbusters à succès se sont fait rares. Mais les dirigeants des cinémas misent sur les nombreux grands films annoncés pour 2026 afin de faire revenir son public. On fait le point.
Après une très bonne année 2024, l’année qui vient s’écouler a été marquée par une baisse de fréquentation dans les deux cinémas de Saint--Malo (Ille-et-Vilaine) : CinéVauban et le Vauban-La Grande passerelle, avec 243 975 spectateurs. C’est 21 % de moins que l’année précédente.
« On a subi la crise »
Le CinéVauban a fait en tout 185 795 entrées, pour 10 014 séances. Le Vauban-La Grande passerelle, lui, a enregistré 57 812 spectateurs, pour 3 594 séances. On a subi la crise comme tout le monde
, résume Loïc Frémont, directeur du CinéVauban. Car au niveau national, la fréquentation a diminué de 13,6 %, que ce soit dans les cinémas généraliste ou d’art et essai.
À Saint-Malo, c’est surtout le CinéVauban qui a encaissé la baisse. Il y a un an, pourtant, le public était au rendez-vous grâce à des films à succès comme Le Comte de Monte-Cristo ou Un petit truc en plus. Cette année, il y a eu de bons films, comme Zootopie 2 qui a fait plus de 10 000 entrées, mais ils ont été bien moins porteurs qu’en 2024. On a besoin de films locomotives »,
explique Sandrine Genouvrier, directrice adjointe des deux cinémas.

Zootopie 2 a fait plus de 10 000 entrées au CinéVauban. WALT DISNEY PICTURES - WALT DISNEY/Collection ChristopheL via AFP
Le troisième opus d’Avatar : de feu et de cendres, sorti le 19 décembre, a déjà fait plus de 9 000 entrées et permet de faire grimper les chiffres. Du côté des trois salles d’art et essai de la Passerelle, le public a été plus stable, avec une baisse de seulement 1,72 %. La programmation diverse – L’Étranger, L’attachement, ou encore La femme la plus riche du monde – a bien fonctionné
.
Optimistes pour 2026
La baisse de fréquentation entre les deux cinémas ne met pas en danger ses finances : On fait attention et on peut compter sur l’aide du Centre national du cinéma (CNC). Ce n’est pas encore la fin du cinéma
, rassure Sandrine Genouvrier, optimiste pour 2026. Il suffit de deux ou trois films qui fonctionnent bien et c’est reparti.
L’équipe des cinémas compte sur les prochaines grandes sorties, notamment Marsupilami de Philippe Lacheau ; Le Gourou avec Pierre Niney ; le biopic de Michael Jackson ; ou encore L’Odyssée de Christopher Nolan, pour relancer la machine. Pas question pour autant d’augmenter les tarifs. Il faut que cela reste abordable et jamais à plus de 10 €, avec de nombreux tarifs réduits
, assure Loïc Frémont.
Si des avant-premières avec les équipes de films ne sont pas encore prévues, le CinéVauban mise sur ses séances ciné rétro, avec des classiques comme Dirty dancing, Retour vers le futur ou La cité de la peur, une fois par mois
, pour attirer le public. Côté art et essai, le Vauban-La Grande passerelle donne rendez-vous aux férus de films japonais, du 28 janvier au 3 février 2026, mais aussi avec des diffusions d’œuvres de l’actrice et réalisatrice Kinuyo Tanaka en février, mars et avril.
Plus d’informations sur : cinevauban.fr