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Orne. Les pompiers vaccinent dans dix-huit communes... |
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Julien Tournelle, infirmier sapeur-pompier volontaire du centre de secours de Mauves-sur-Huisne, vaccine Florent, un quinquagénaire venu de Montchevrel. © Ouest-France
Depuis mercredi 5 mai 2021, les sapeurs-pompiers ont entamé une tournée particulière. D’ici fin juillet, ils devraient avoir vacciné un peu plus de 2 000 personnes.
Virginie, 46 ans, et Emmanuel, 49 ans, arrivent en couple de Sées. Ils entrent dans l’enceinte du centre d’incendie et de secours de Courtomer et se présentent devant Aubin Duval, sapeur-pompier volontaire. Il vérifie que leurs noms figurent bien sur la liste, leur remet un questionnaire. Ce samedi 8 mai 2021, c’est jour de vaccination contre le Covid-19, dans la commune, ainsi qu’à Ceaucé.
Aller vers la population
Virginie ne cache pas son soulagement. « Je fais de l’hypertension, je travaille dans un établissement scolaire et je n’ai pas réussi à me faire vacciner avant. » Son mari a le sourire lui aussi. « Il faut bien qu’on y passe », plaisante-t-il. Une fois les premières formalités accomplies, ils entrent dans une première pièce pour passer un rapide entretien médical.
Le centre de vaccination mobile du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) a été lancé mercredi, à Écouché. Ce samedi, c’est le deuxième jour d’une tournée qui va mener les pompiers dans dix-huit communes. Baptisée « Aller vers », l’opération vise à vacciner la population dans les territoires ruraux. Plus de 2 000 personnes devraient en bénéficier.
Une mobilisation appréciée
« À Courtomer, les gens sont demandeurs car ils sont éloignés des centres de vaccination », note l’adjudant Cédric Karlsen, qui s’est occupé de la logistique. « Ils sont contents d’être vaccinés et reconnaissants », souligne Philippe Herrouin. Infirmier pompier volontaire à Alençon, il opère avec un collègue, Julien Tournelle, rattaché au centre de Mauves-sur-Huisne.

Philippe Herrouin, infirmier sapeur-pompier volontaire au centre de secours d’Alençon et à l’état-major, mène les entretiens médicaux préalables à l’injection de vaccin. Ouest-France
L’après-midi s’avance, les candidats à la vaccination arrivent les uns après les autres. Pas d’attroupement, les créneaux de rendez-vous sont scrupuleusement respectés. « Pour le moment, toutes les personnes inscrites sont venues », se réjouit Cédric Karlsen. Le pompier de Courtomer appelle même des gens inscrits sur une liste d’attente.
Une bonne organisation
Cent créneaux ont été prévus, mais 112 injections devraient être réalisées. Un différentiel qui s’explique par le fait que l’on arrive à faire sept doses de vaccin dans un flacon prévu pour six. Après l’entretien, la piqûre est faite dans une autre pièce. Puis, les personnes se rendent dans un troisième espace où elles doivent patienter une quinzaine de minutes.

Charline Lecornu, sapeuse-pompière volontaire au centre de secours de Courtomer, s’occupe des personnes après leur injection et leur propose un deuxième rendez-vous. Ouest-France
Là , Charline Lecornu s’occupe de caler les rendez-vous pour les deuxièmes injections qui se dérouleront le 19 juin. Florent, 53 ans, est venu de Montchevrel pour se faire vacciner. Il vient d’être piqué et patiente en discutant avec une connaissance. La sapeuse-pompière volontaire est, elle aussi, détendue : « Tout se passe bien ! ».
Des créneaux encore disponibles
Pour bénéficier de cette campagne de vaccination, il faut y être éligible. Le mieux est de se rendre sur le site internet du Sdis pour s’en assurer (sdis61.fr). Le point positif, c’est que si on n’entre pas dans les cases, on peut s’inscrire sur une Covidliste pour bénéficier des doses surnuméraires. Au centre de la page d’accueil du site internet, trois onglets permettent de suivre la procédure.
Un clic sur le lieu choisi, un autre sur la date correspondant dans le calendrier, et des horaires apparaissent. Il suffit d’en retenir un. Le deuxième rendez-vous n’est pas à réserver sur internet, il est octroyé sur place lors de la première injection. Si les journées sont déjà complètes à Bellême, Tinchebray et au Mêle-sur-Sarthe, il reste des créneaux dans douze communes :
à Putanges-le-Lac, le 16 mai, à Trun, le 18, à Bretoncelles, le 21, à Briouze et Moulins-la-Marche, le 25, à Lonlay-l’Abbaye, le 30, à Mortrée, le 1er juin, à Passais-Villages et Carrouges, le 3, à Saint-Denis-sur-Sarthon, le 7, à Rânes et Gouffern-en-Auge, le 12 juin.