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« Perdre autant d’animaux, c’est un cauchemar » : quel suivi après la mort de 46 veaux dans l’Orne ?... |
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Un éleveur de l’Orée d’Écouves a perdu 46 veaux dans un incendie de bâtiments agricoles, dimanche 20 août 2023. © Ouest-France
Un éleveur de L’Orée d’Écouves a perdu 46 veaux dans un incendie de bâtiments agricoles, dimanche 20 août 2023. Service d’équarrissage, indemnisation, suivi psychologique… On fait le point sur les mesures mises en place pour accompagner les exploitants face à de tels drames.
Quarante-six veaux sont morts dans un incendie de bâtiments agricoles, dimanche 20 août 2023, à L’Orée d’Écouves, près d’Alençon, dans l’Orne. Pour l’éleveur, une longue procédure commence pour être indemnisé et relancer son activité. Mais aussi pour surmonter le traumatisme.
Qui s’occupe des cadavres ?
Dans l’Orne, c’est Atemax, une société d’équarrissage basée à Mortagne-au-Perche, qui intervient pour évacuer les animaux morts, quelle que soit la cause du décès.
Comment l’agriculteur est-il indemnisé ?
Chaque exploitant souscrit une assurance obligatoire. L’incendie fait partie des risques pris en charge dans les différents contrats. L’assurance de l’éleveur va déclencher une expertise. « La procédure est longue, prévient Jean-Louis Belloche, le président de la chambre d’agriculture de l’Orne. Ça demande du temps avant de pouvoir rebondir. Perdre autant d’animaux, c’est un cauchemar. »
Un suivi psychologique est-il prévu ?
Oui, et c’est la mutualité sociale agricole (MSA) qui le propose. Après un signalement (par l’exploitant lui-même, un proche ou les services de l’État), un conseiller en action sanitaire et sociale contacte rapidement la personne concernée. « Ils sont spécialisés dans l’accompagnement des exploitants en difficulté », souligne Carole Hérault, responsable du département d’action sanitaire et sociale au sein de la MSA Mayenne Orne Sarthe.
Le conseiller évalue le niveau de détresse de l’exploitant et lui propose un accompagnement personnalisé. « La première urgence, c’est de proposer un soutien psychologique. Ce qu’ils viennent de vivre est un véritable traumatisme. »
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Si besoin, le conseiller peut orienter l’exploitant vers son médecin traitant, qui peut prescrire un arrêt de travail, ou vers l’un des psychologues conventionnés par la MSA. Quinze séances sont prises en charge à 100 % et le dispositif est renouvelable sous réserve d’un accord favorable en commission.
Point sur les assurances, prise en charge des autres membres de la famille, remplacement pour pouvoir partir en vacances… Si l’exploitant le souhaite, il peut être accompagné sur le long terme, jusqu’à la remise en route de son exploitation.