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« Un voyage fort » : ils proposent un rendez-vous à Damigny pour découvrir la Mongolie... |
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Didier et Marie-Jeanne Guesdon de retour de la traite des dris, les femelles des yacks. © Didier et Marie Jeanne Guesdon
Deux baroudeurs de Damigny (Orne) partageront les photos de leur séjour hors norme, au pays de Gengis Khan, vendredi 21 novembre 2025.
Sur invitation d’un couple d’amis mongols installés à Alençon, Didier et Marie-Jeanne Guesdon, de Damigny (Orne), se sont envolés à leurs côtés, pour quatre semaines en Mongolie. Un  voyage fortÂ
, plus de 1 000 photos, des souvenirs inoubliables, qu’ils ne partageront que partiellement. Ce sont surtout les photos de leur immersion dans une famille d’éleveurs nomades, qu’ils commenteront.
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Mais en préambule, Didier fera une présentation géographique puis historique de la Mongolie, notamment avec  la figure de Gengis Khan, très vénéréeÂ
. Il évoquera les deux puissants voisins, Chine et Russie. Un regard sera aussi porté sur la fête nationale, mi-juillet, haute en couleurs, au cours de laquelle lutte, courses de chevaux, tir à l’arc s’enchaînent.
«Des paysages époustouflants»
Mais c’est surtout leurs ressentis sur le quotidien d’une famille d’éleveurs nomades, complètement isolée en pleine steppe, que ces deux baroudeurs veulent partager. Premier choc, la découverte de la steppe.  Des paysages époustouflants »,
s’exclame Marie-Jeanne, fascinée par cet infini, dénudé. Puis, ce partage du quotidien :  On a eu l’impression de vivre un épisode de Rendez-vous en terre inconnueÂ
, martèlent-ils à plusieurs reprises.

Marie-Jeanne Guesdon ramasse les bouses de yacks, combustible pour la cuisine. Didier et Marie-Jeanne Guesdon
En effet, ils ont tout partagé du quotidien avec leurs hôtes, la yourte, les activités, les repas, les jeux. D’abord, pénétrer une yourte, c’est respecter des règles car  la yourte est une représentation de l’universÂ
 ; on ne pose pas le pied sur le seuil qui symbolise la nuque du chef de famille !

Didier Guesdon prépare l'aïrag, lait fermenté, devant la yourte. Didier et Marie-Jeanne Guesdon
Surtout, c’est  la nature qui impose le rythme de vie, l’alimentation, le quotidienÂ
. Ainsi, tous les deux jours, ils vont remplir deux bidons au seul point d’eau pour couvrir les besoins des douze personnes. Au menu, en été, fromages et laitages,  le aïrag, lait fermenté de jumentÂ
, bu dans un bol qui passe de main en main. Ni légumes ni fruits. Accueillir des invités,  c’est tuer un mouton, et lui offrir les meilleurs morceaux, en l’occurrence, le gras, et les abatsÂ
, explique Didier, très marqué par l’odeur et le goût puissant de ce privilège.

Didier Guesdon, en invité choyé, reçoit les abats de mouton. Le tout arrosé de thé très léger. Didier et Marie-Jeanne Guesdon
Évidemment, pas d’électricité, on vit au rythme du soleil. Le poêle est alimenté par  le seul combustible disponible : le crottin de cheval et la bouse de yackÂ
, précautionneusement ramassé, activité partagée par l’invitée. Le soir, on s’amuse, jeux d’osselets, chants et même danse à la lumière des voitures. Cette semaine riche en partage s’est achevée, larmes aux yeux, comme dans la célèbre émission.
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Vendredi 21 novembre 2025, à 20 h, à la Maison des loisirs. Accès libre