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11 000 panneaux solaires installés près d’une commune de l’Orne... |
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Franck Martino a expliqué son projet aux habitants de Saint-Hilaire-le-Châtel (Orne) venus pour s’informer. © Ouest-France
Saint-Hilaire-le-Châtel (Orne) lance un projet de parc photovoltaïque d’une taille de 5 hectares. De quoi produire plus d’électricité qu’elle n’en consomme.
Après la pose de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’église et en son inscription dans la démarche de création de Zones d’Accélération du Déploiement des Énergies Renouvelables (ZADER), la ville de Saint-Hilaire-le-Châtel (Orne) continue son investissement en faveur de l’énergie solaire. Actuellement, un permis de construire a été déposé pour l’installation d’un parc photovoltaïque de 5 hectares par la société Normasol dans une ancienne carrière.
Le porteur du projet, Franck Martino l’a présenté au public vendredi 28 juin 2024 et a répondu aux questions. Originaire du Var, il travaille dans les parcs solaires depuis douze ans et cherchait un terrain propice dans la région avec un collègue et ami de Laleu. Après quelques années de montage de dossier, et notamment la prise en compte de l’aérodrome proche, ils sont prêts pour l’enquête publique de collecte des avis citoyens. Celle-ci aura lieu du 26 août au 27 septembre 2024.
Un site favorable à la biodiversité
Le projet devrait produire 5 MWh avec 11 000 panneaux. Ils seront posés à une hauteur minimale de 1,2 mètre au-dessus du sol pour permettre à des moutons prévus sur le site de paître et de s’abriter du soleil. Un apiculteur doit aussi poser des ruches.  Mais ce ne sera pas pour autant classé comme de l’agrivoltaïsme »,
précise Franck Martino. Il a ensuite laissé la parole à Peter Stallegger. Ce dernier a mené l’étude d’impact du projet et souligné que la nouvelle destination du site serait plutôt favorable à la biodiversité.
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Le maire, Philippe Blutel, a ensuite parlé des ZADER et invité les habitants ou professionnels à y inscrire leurs projets potentiels, qu’ils soient solaires ou géothermiques.  Les parcelles spécifiées bénéficieront de simplifications administratives mais ce n’est pas un engagement », a-t-il suggéré
. Il a aussi présenté des habitants possédant des panneaux solaires ou de petites éoliennes tout en mettant en garde contre les prospecteurs :  La production d’électricité n’est pas si simple, l’autonomie est illusoire et sur la facture, l’abonnement, non négligeable, ne disparaîtra pas.Â
Schémas à l’appui, il a montré le décalage entre les périodes de production, le jour, l’été et celles de consommation, la nuit, l’hiver. Pour conclure, il a proposé de se renseigner en mairie.