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Affaire Goulet : la justice rend un non-lieu... |
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Nathalie Goulet avec le sénateur Daniel Goulet, décédé en février 2007. © archives
Une information judiciaire avait été ouverte pour assassinat en 2007, après la mort du sénateur Daniel Goulet. Un non-lieu a été rendu lundi.
La justice a rendu lundi un non-lieu dans l'enquête judiciaire sur la mort du sénateur Daniel Goulet, décédé en mission parlementaire à Abou Dhabi en février 2007, victime d'une hémorragie cérébrale. Nathalie Goulet, sa veuve, qui lui a succédé au Sénat, se réjouit que cette affaire trouve ainsi son épilogue. « Il n'y a pas et il n'y a jamais eu d'affaire Goulet », indique la sénatrice, qui estime avoir été « injustement salie ».
Un conflit familial
Quand Daniel Goulet est décédé, rien ne laissait penser que sa mort puisse être suspecte. Pourtant une information judiciaire contre X pour « assassinat » avait été ouverte en octobre 2007 par le parquet de Paris, à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile déposée le 23 avril par ses filles, Danièle et Florence Goulet. Cette plainte visait la veuve de l'élu, Nathalie Goulet.
Une accusation sur fond de conflit familial. Les deux filles du sénateur étaient brouillées avec leur père. Le sénateur avait même licencié Danièle, alors qu'elle était son assistante parlementaire, parce qu'elle s'était rangée derrière ses opposants politiques de la droite locale. Il l'avait remplacée par Nathalie Milzstein, devenue sa maîtresse, puis sa femme et enfin sa suppléante.
Le 24 octobre 2007, la dépouille de Daniel Goulet avait été exhumée pour être autopsiée. Au printemps 2008, les résultats de l'autopsie confirmait que le sénateur était bien mort d'une hémorragie intercrânienne dûe à son hypertension.
Nathalie Goulet a porté plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Sa plainte avait été gelée en attendant la conclusion de l'enquête judiciaire.