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À 2angles, dans Flers, Caroline Le Méhauté était « très accompagnée tout en étant très autonome »... |
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Lors de sa résidence à 2angles à Flers (Orne) en 2018, l’artiste plasticienne Caroline Le Méhauté, a imaginé la sculpture Négociation 95 - Décoloniser les imaginaires. © Caroline Le Méhauté
Vingt ans de 2angles (4/8). L’artiste plasticienne Caroline Le Méhauté, découvre la structure 2angles à Flers (Orne) en 2018, lorsqu’elle s’y établit en résidence. Elle y conçoit ses sculptures avec ce qu’elle découvre sur le territoire.
« Aller vers l’ailleurs, vers l’étranger est très important. Je me nourris de choses qui me sont inconnues », raconte Caroline Le Méhauté, artiste plasticienne. En 2018, alors que la région normande lui est peu familière, elle candidate à 2angles à Flers (Orne), où elle s’établit en résidence. Formée aux Beaux-Arts de Marseille, l’artiste se rappelle avoir toujours eu une appétence pour les arts plastiques. Issue d’une famille d’artisans du fer, elle grandit avec des outils autour d’elle. C’est aussi sur les chantiers où elle accompagne son père, qu’elle développe ses capacités pour la sculpture et apprend les notions d’espace.
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La page blanche
À 2angles, elle met en lumière son amour des matériaux. « Je suis arrivée avec la page blanche. Je m’inspire du territoire », explique Caroline Le Méhauté. N égociation 94 - l’expression de notre respectueuse et sincère considération et Négociation 95 - Décoloniser les imaginaires, sont les deux sculptures qui marquent son passage à 2angles. La première est réalisée à partir de filtres à eau industriels, récupérés à la déchetterie de Flers. Assemblés les uns sur les autres, ils forment une colonne de trois mètres de hauteur, teintée naturellement par les matériaux.
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2angles, entre autonomie et accompagnement
La deuxième, une baignoire contenant de l’huile de vidange, métaphorise l’impact de la colonisation humaine sur le Vivant. « Les équipes m’ont conseillé d’aller voir une décharge sauvage à quelques kilomètres », raconte-t-elle. Elle en revient avec le liquide noir et la terre jaunâtre à qui elle donne l’aspect craquelé. « J’ai le sentiment d’avoir été très accompagnée tout en étant très autonome, un équilibre pas évident dans une résidence », conclut l’artiste.