|
À Argentan, le lycée Mézeray s’est mobilisé pour fêter la science... |
1
Des lycéens (à droite) expliquent aux collégiens de Trun comment faire l’expérience sur la photosynthèse, en observant un macérat d’épinards à travers un spectromètre : pourquoi la chlorophylle est-elle verte ? © Ouest-France
Mardi 7 octobre 2025, pour la deuxième année consécutive à Argentan (Orne), le lycée Mézeray, labellisé Fête de la science, a mené une opération de sensibilisation auprès des collégiens.
Mardi 7 octobre 2025, à Argentan (Orne), les élèves de 3e du collège André-Malraux, de Trun et leurs homologues argentanais du collège François-Truffaut ont été reçus par les lycéens de 1re et de terminale du lycée Mézeray. Pendant une heure, ils ont participé à une série d’expériences scientifiques, imaginées par leurs aînés, sous la conduite de leurs professeurs. Cette opération a mobilisé une dizaine de mes collègues, en mathématiques, physique, SVT et en informatique
, explique Vanessa Robreau-Yequel, professeure de physique, qui pilote le projet.
Comment faire jouer au foot deux robots télécommandés ?
Chaque collégien a pu participer à quatre expériences, en physique, en mathématiques, en biologie, en informatique : pourquoi les feuilles sont-elles vertes ? Pourquoi l’électricité statique peut-elle faire dévier un filet d’eau ? Comment, grâce à une fonction mathématique, déterminer si le ballon va rentrer dans le panier ? Quel programme informatique élaborer pour faire jouer au foot deux robots télécommandés ? Comment mettre en évidence le rapport entre pression et température ? Comment fabriquer une pile chimique avec des citrons ?
Donner aux élèves le goût de la science
Le but de l’opération est de donner aux élèves le goût de la science, à travers une série d’expériences ludiques, d’éveiller leur curiosité… De même que nos lycéens bénéficient de l’éclairage d’étudiants plus âgés, au travers les échanges que nous organisons au Village des sciences à l’université de Caen, ou lors des visites que nous faisons au CERN (Conseil européen pour la recherche nucléaire). De même, il nous semble important de transmettre aux plus jeunes
, souligne Vanessa Robreau-Yequel.
« Beaucoup d’élèves veulent faire médecine »
Très mobilisée et passionnée par la matière qu’elle enseigne, elle a obtenu un budget important pour renouveler tout le mobilier de deux salles de sciences du lycée. Nous avons opté pour du matériel modulable, plus adapté à notre façon de travailler.
Elle et ses collègues scientifiques n’hésitent pas à encourager les élèves qui le peuvent, et qui en ont l’ambition, à se diriger vers des voies d’excellence. Environ 50 % des élèves des classes de physique continuent en études supérieures scientifiques ; beaucoup veulent faire médecine
, souligne-t-elle.
Nous avons des élèves qui ont intégré les classes prépas PCSI (sciences de l’ingénieur) à Victor-Hugo, à Caen, dont des filles ! Nous avons aussi un programme qui s’appelle Ambition rurale, grâce auquel des élèves ont pu participer aux Olympiades de la chimie à Paris
, précise l’enseignante, fière de ces belles réussites.