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À Caligny, ces étudiants en robotique se préparent à représenter la Normandie aux Worldskills... |
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Lorry Leriche, Félicien Leseurre et Léo Poret vont porter les couleurs de la Normandie lors des Olympiades des métiers de la robotique, catégorie bac +3, ces 5 et 6 février à Paris. © Ouest-France
Léo Poret, Félicien Leseurre et Lorry Leriche, trois étudiants en mécatronique et robotique industrielle, vont défendre les couleurs normandes lundi 5 et mardi 6 février 2024, lors de la finale des Olympiades de la robotique à Paris.
Trois étudiants de la licence professionnelle en mécatronique et robotique industrielle (bac +3) de l’institut Lemonnier à Caligny (Orne), sur le site de Normand’Innov, se préparent actuellement pour la finale des Olympiades de la robotique, programmée pour les 5 et 6 février à Paris. L’équipe est composée de Léo Poret, Félicien Leseurre (20 ans, originaires de Haute-Normandie) et Lorry Leriche (22 ans, originaire de Flers).
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Ces trois jeunes hommes, qui se préparent au métier d’intégrateur robotique, ont été sélectionnés parmi une quarantaine de formations en bac +3 venues de toute la France. Sous la houlette d’Arnaud Menard, responsable du centre de formation pour l’institut Lemonnier, ils sont les seuls représentant de la Normandie en finale, c’est grâce à un avant-projet de simulation et un dossier argumentatif et technique, qu’ils sont sortis du lot.
Sept épreuves pendant deux jours
C’est la première fois que la toute jeune licence de mécatronique de Caligny se retrouve en finale nationale. Candidats l’an dernier, ils n’avaient pas atteint ce niveau dans la compétition. Les espoirs reposent sur ces trois étudiants. Léo Poret, Félicien Leseurre et Lorry Leriche sont en alternance, et passent donc une grande partie de leur temps d’étude en entreprise ; en Normandie et en région parisienne. Ils profitent alors des quelques jours qu’ils ont ensemble lors de la formation pour préparer au maximum toutes les épreuves qui pourraient les attendre. « Avec l’alternance, on se voit très peu, déclare Arnaud Ménard. Dans l’idéal, il faudrait qu’on se voie huit heures par semaine. »
Pour rattraper le temps, ils se voient en dehors de la formation ou pendant les cours de robotique, qu’ils ont avec Arnaud Ménard, pour potasser les annales. Si « ceux qui ne sont pas en alternance peuvent se voir tout le temps », expose Léo Poret, l’équipe a quand même un avantage : Félicien Leseurre, connaît bien l’outil. « Dans l’entreprise où je fais mon alternance, à Évreux, on travaille justement sur le robot avec lequel on concourt. »
Au programme : pendant deux jours, les trois coéquipiers vont affronter neuf autres équipes sur sept épreuves de trente minutes à une heure. Une partie analyse, une épreuve de vitesse, un quiz sur la robotique, peut-être une épreuve de relais… À l’exemple des Olympiades de menuiserie ou d’horticulture où les candidats découvriront le contenu des exercices au moment où ils y sont. Pour permettre aux concurrents de ne pas découvrir leur environnement le jour J, ils ont passé une journée d’entraînement dans les locaux, au siège de Fanuc, un fabricant de robots industriels, en région parisienne.