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À Nantes, le festival Sofilm Summercamp n’aura pas lieu en 2026... |
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Depuis dix ans, le festival Sofilm Summercamp organise pour les cinéphiles et pas seulement des projections. Ici lors de l’édition de 2019. © Ouest-France
INFO OUEST-FRANCE. Le festival de cinéma Sofilm Summercamp, à Nantes depuis 2015, n’existera pas cette année. Les fondateurs de la boîte de production Capricci sont pris dans la tourmente.
Ceux qui avaient pris l’habitude de visionner un film, allongé sur un transat à Nantes (Loire-Atlantique) sous les nefs, un soir de juin, de participer à un ciné karaoké, de rencontrer des acteurs ou réalisateurs comme Judith Godrèche, l’an dernier, devront renoncer à ce festival. Le Sofilm Summercamp n’aura pas lieu en 2026. Il existait depuis 2015, et offrait de nombreuses animations pour la plupart gratuites.
Mais les fondateurs, Thierry et Farid Lounas sont pris dans une tourmente économique et judiciaire. Thierry Lounas est visé par une plainte pour viol pour des faits, s’ils sont avérés, remonteraient à 2010. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bordeaux (Gironde). Une dizaine de femmes l’accuse, lui et sa compagne, de violences sexuelles et de harcèlement.
Capricci, c’est fini
Nantes et la métropole ont décidé de ne plus soutenir le festival. Les collectivités lui avaient apporté, l’an dernier, respectivement, 40 000 € et 45 000 €. Dans le même temps, la boîte de production Capprici fondée par les deux frères, a été placée en liquidation judiciaire en décembre. Le magazine Sofilm dédié au cinéma est aussi en faillite. Son dirigeant, Farid Lounas nous indiquait ce mardi 6 janvier vouloir le sauver, en espérant un repreneur. Nous avons travaillé activement pour tenter de créer les conditions de reprises idéales avec les salariés