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À Sarceaux, dans l’Orne, les seniors révisent le code de la route... |
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Jérôme Binet au fond de la salle, animant la mise à niveau code de la route, au gîte communal. © Ouest-France.
Jeudi, à la salle du gîte communal de Sarceaux (Orne), une cinquantaine de seniors se sont retrouvés, prêts à tester leurs connaissances sur le code de la route.
Jeudi, c’est un moment, à la fois enrichissant et convivial, qui a permis à la population présente de se replonger dans des règles de conduites parfois devenues un peu lointaines. Le tout dans une atmosphère détendue et sympathique, histoire d’allier l’utile à l’agréable.
L’idée de cette animation est née lors de la fête des écoles, lorsque le maire, Patrick Claeys, a échangé avec Jérôme Binet, de l’auto-école Réflex d’Argentan. « C’est Jérôme qui m’a proposé d’organiser cette séance de révision. Parmi les participants aujourd’hui, un habitant a même obtenu son permis en 1959, une époque où les voitures roulaient encore avec des roues pleines », raconte le maire, amusé.
« Rester informés »
« C’est un plaisir de former mes voisins ! », lance Jérôme Binet, malicieusement, puisqu’il habite le village. Il poursuit : « Je garde le même cadre que pour les formations habituelles. Mais j’adapte mon discours en fonction du public qui est en face de moi. » L’animateur retourne vite à ses élèves, impatients de connaître la suite de leur QCM (questionnaire à choix multiples), ce test ludique et engageant permettant de vérifier leurs connaissances.
Joël Chapelin, bénévole en sécurité routière depuis une douzaine d’années, est également de la partie. « L’objectif est de vérifier que les conducteurs sont toujours à jour avec les nouvelles règles. Ces dernières changent fréquemment, et il est essentiel de rester informé. Il y a des panneaux que certaines personnes ici ne croisent jamais, sauf lorsqu’elles vont sur les autoroutes ou vers Paris. » Il ajoute : « Les participants se connaissent souvent, ce qui crée une atmosphère propice aux échanges. On est entre amis, et cela faisait plus de dix ans qu’une telle initiative n’avait pas eu lieu ici. »