Accueil Info Info en continu « 20 000 tonnes de coquilles Saint-Jacques disparaissent chaque année » : le trafic ne connaît pas la crise en Normandie

« 20 000 tonnes de coquilles Saint-Jacques disparaissent chaque année » : le trafic ne connaît pas la crise en Normandie

...
photo  dimitri rogoff, président régional du comité des pêches de normandie, veut un nouveau système pour mieux contrôler la pêche de la coquille saint-jacques.  ©  mathis harpham, archives ouest-france 2

Dimitri Rogoff, président régional du comité des pêches de Normandie, veut un nouveau système pour mieux contrôler la pêche de la coquille Saint-Jacques. © Mathis Harpham, archives Ouest-France

Limitation du temps de pêche plutôt que des quotas. Enregistrement de toute la pêche en criée, contrôles à la débarque… En Normandie, le président du comité régional des pêches veut lutter contre le trafic de coquilles Saint-Jacques. À quelques jours de la fin de la pêche en baie de Seine à la mi-mars 2026, on estime entre 10000 et 20 000 tonnes de coquilles non déclarées, soit plusieurs dizaines de millions d’euros.

On se focalise beaucoup sur le trafic de drogue et la pêche, et c’est normal de lutter contre. Mais il y a un autre trafic qui est très lucratif et qui vient mettre le bazar sur le marché de la pêche et la préservation de la ressource : celui de la coquille Saint-Jacques. Sujet sensible que celui-ci, tant la coquille, et notamment la coquille de la baie de Seine dont la saison se termine à la mi-mars 2026, est devenue essentielle dans l’économie de la pêche en Manche et mer du Nord.

Plusieurs dizaines de millions d’euros

On parle de 10 000 tonnes de coquilles Saint-Jacques dont on ne trouve pas trace chaque année sur les déclarations de débarquement, mais notre dernier audit date et selon les chiffres de la Direction départementale des territoires et de la mer du Calvados, ce serait certainement plus proche de 20 000 tonnes », alerte Dimitri Rogoff. 

Le président du comité régional des pêches de Normandie continue son combat, entamé depuis plusieurs années, pour mieux réguler cette pêche très lucrative. 20 000 tonnes avec une moyenne de 3 € le kilo et c’est plutôt le niveau bas, ça pèse plus de 60 millions d’euros, faut se rendre compte. Dimitri Rogoff ne veut pas y voir que de la fraude. Mais tout de même ce sont des tonnages non déclarés.

photo selon le patron du comité régional des pêches de normandie, 20 000 tonnes de coquilles disparaîtraient dans la nature chaque année.  ©  thomas brégardis, archives ouest-france

Selon le patron du comité régional des pêches de Normandie, 20 000 tonnes de coquilles disparaîtraient dans la nature chaque année. Thomas Brégardis, archives Ouest-France

Contrôler la ressource

Le bal des camions à la débarque est connu selon Dimitri Rogoff. Les gros mareyeurs ne sont plus que trois en Normandie et on sait que cette vente se fait à des prix bas. Outre les tonnages qu’on ne voit pas alors qu’on veut contrôler la ressource, ça dérégule le marché. C’est important qu’il y ait un partage équitable.

Le président du comité des pêches sait que beaucoup de pêcheurs normands vivent de cette pêche et il est contre les quotas. Il y a un système à inventer et à mieux contrôler car tout cet argent, ça provoque forcément des dérives et ceux qui sont réglo sont du coup pénalisés. Pour moi, il faut surtout contrôler et limiter le temps de pêche et rendre obligatoire l’enregistrement en criée.

Un marché devenu mondial

Dimitri Rogoff voit ce marché juteux évoluer. Avant, la coquille, c’était essentiellement pour les fêtes, avec des niveaux de pêche bien plus bas, mais maintenant ça change. On va refaire une étude au niveau national pour voir où vont exactement les coquilles car il y a une demande mondiale importante. Faut savoir qu’on en a vendu aux États-Unis, alors qu’avant on importait et que le marché chinois s’ouvre aussi, mais ce dernier n’est pas valorisant en termes de tarif.

Face à cette forte demande, la gestion de la ressource est donc essentielle : Il faut qu’elle soit fine, en fonction de la saison et du marché. Sinon, et certains ne s’en rendent pas compte, le risque, c’est de scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

 
Nicolas Denoyelle    Ouest-France  

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Alençon

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Débat. Taxe sur les petits colis : êtes-vous pour ou contre ? 22
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut