|
À Tinchebray-Bocage, cette ferme va agrandir son élevage de volailles et de vaches laitières... |
1
À Tinchebray-Bocage, le Gaec Desmottes a pour projet d’étendre son élevage avicole et bovin. © Ouest-France
À Tinchebray-Bocage (Orne), le Gaec Desmottes, projetant d’étendre son élevage de 30 000 à 61 600 volailles de chair et de 150 à 250 vaches laitières, avait déposé une demande d’autorisation environnementale. Le préfet de l’Orne a donné son feu vert.
Au lieu-dit La Foutelée, à Yvrandes, commune déléguée de Tinchebray-Bocage (Orne), le Gaec (groupement agricole d’exploitation commun) Desmottes a pour projet d’agrandir son élevage avicole et bovin, ainsi que de réviser le plan d’épandage.
« Le projet des exploitants prévoit de porter sa capacité d’élevage de 30 000 à 61 600 volailles de chair et une augmentation du cheptel de vaches laitières en portant sa capacité de 150 à 250 vaches », détaille le commissaire enquêteur, dans un rapport rendu le 5 mars 2025, au terme d’une enquête publique.
De nouvelles infrastructures
Le tout avec la construction de nouvelles infrastructures : un deuxième poulailler de 1 500 m² « pouvant accueillir 33 000 volailles de chair » (l’actuel compte 28 600 places tandis qu’un autre, qui avait été détruit par un incendie en 2021 n’est plus utilisé), deux stabulations de 304 m² et 603 m² qui « pourront héberger jusqu’à 85 veaux » ou encore la « création d’une dalle bétonnée de 2 000 m² pour le stockage de l’ensilage » et la « construction d’un bâtiment de stockage de fourrage de 683 m², équipé de panneaux photovoltaïques ».
Le commissaire enquêteur a émis un « avis favorable accompagné d’une réserve », celle de « réaliser un bilan acoustique avant la mise en route des installations », et de « deux recommandations » concernant des analyses plus complètes ou détaillées « des émissions de CO2 » et « de la réserve en eau de la source ».
Lors de l’enquête publique, qui s’est déroulée entre le 6 janvier et le 6 février 2025, « le projet a engendré seulement deux contributions de la part des associations [de défense des animaux, NDLR] » : PETA et L214 qui ont toutes deux manifesté leur opposition.
« Il n’y a pas eu d’avis défavorable de la part des cinq communes concernées par le projet, note encore le commissaire enquêteur. Quatre n’ont pas délibéré et une a émis un avis favorable. »
Dans un arrêté signé le 16 avril 2025, le préfet de l’Orne a décidé d’autoriser la demande présentée en avril 2023 par le Gaec. Contactés, les exploitants n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations.