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Ah la vache : quelle bonne idée la vente directe dans l'Orne !... |
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Arnaud Billon est le jeune chef d'entreprise à l'origine de Ah la vache. © Yasmine Mousset
C’est l’histoire d’un étudiant expert-comptable qui reprend l’exploitation familiale du côté de Tourouvre, dans l'Orne, à 23 ans. Six ans plus tard, bons produits et business font bon ménage, avec la société de vente directe Ah la vache.
En 2010, Arnaud Billon a 23 ans. Il suit des études d’expert-comptable. Et imagine sans doute son avenir dans cette voie. Mais la vie en a décidé autrement. Il doit reprendre, cette année-là, l’exploitation agricole familiale du côté de Tourouvre, dans l'Orne. « Bovins et céréales. Classique. Je n’y connaissais rien… »
Expert-comptable dans l’âme, il sait en revanche compter. Quand le marchand de bestiaux lui propose 700 € pour sa vache, « alors qu’elle m’avait coûté 1 000 € à élever », Arnaud fait le calcul. « Je lui ai dit que ce n’était pas possible, qu’il fallait que je gagne de l’argent, donc je lui ai proposé à 1 200 €. » Évidemment, le commerçant a rigolé. Mais le jeune éleveur a tenu bon. Et il a eu raison. « Avec la vente directe, auprès d’amis, de membres de ma famille, je l’ai vendue 2 500 € ».
Maximum 200 km
C’est comme ça que l’idée lui est venue. « En faisant du boulot de qualité (Arnaud a arrêté les céréales, il a juste conservé 4 hectares pour nourrir les bovins ; tout retourné en herbe ; interdit tous les produits ; et relancé la production de bœufs) et en vendant en direct, un agriculteur peut s’en sortir ».
De fil en aiguille, il décide avec son associée de l’époque de créer une société qui va livrer la viande directement chez le consommateur. « Avec un maximum de 200 km entre le producteur et le lieu de livraison ». L’abattage est quant à lui assuré par la Socopa, à Gacé, et la découpe par un professionnel à Saint-Mard-de-Réno. « Ah la vache ! Mais c’est hyper bien comme idée » se sont alors auto congratulés les associés. C’est ainsi qu’est né le nom de leur petite entreprise.
Quatre ans après sa création, deux producteurs de porc, un d’agneau, un de volaille et 4 ou 5 de bovins (dont Arnaud), proposent de la vente à la carte ou au colis à environ 1 000 clients dans l’Orne et en Ile-de-France. Des éleveurs qui s’engagent à respecter la charte : notamment à produire la quasi-totalité des aliments destinés aux animaux sur leur ferme, et qu’il n’y ait pas d’OGM.
Retrouvez l'intégralité de son histoire dans Ouest-France du lundi 19 septembre, papier et numérique