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Aidants, Elisabeth II, réfugiés, Jimmy Carter : ce photographe expose son « autobiographie photographique » à Alençon... |
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Gilles Juhel pose devant sa série préférée (à droite), celle mettant en valeur des aidants familiaux, en partenariat avec l’ADMR. © Ouest-France
Le photographe Gilles Juhel expose depuis ce mercredi 18 février 2026 et jusqu’au 30 mars à la maison de la vie associative d’Alençon (Orne). Un moyen de découvrir ses cinquante ans de reportage photographique à travers les États-Unis, la France et surtout la cité des ducs.
Chaque panneau de 100 cm sur 100 cm raconte une histoire. Là un meeting de Jimmy Carter en 1976 avant qu’il devienne président, ici la venue de la reine Elizabeth II à New York la même année, et puis, plus loin, comme pour espacer le temps, la Fashion Week de Barcelone et les portraits de onze réfugiés, tous deux réalisés en 2017.
Mais ce qui fait que Gilles Juhel expose à partir de ce mercredi 18 février 2026 et jusqu’au 30 mars à la Maison de la vie associative (MDVA) d’Alençon, dans l’Orne, c’est son lien avec la cité des Ducs. Alençonnais de toujours
, il fut enseignant puis directeur de l’école primaire Jules-Verne pendant vingt-trois ans.
Ça, c’était avant de renouer avec son appareil photo à son départ en retraite en 2006. Car cette passion, elle ne date pas d’hier, mais des années 1970, à l’époque où le désormais sexagénaire habitait en Louisiane (États-Unis).

Les premiers clichés réalisés par Gilles Juhel datent des années 1970, où il habitait aux États-Unis. Ouest-France
Une ode aux photos humanistes et à l’humanité
Voici une rétrospective de ma vie. Certains écrivent des livres, moi j’ai fait mon autobiographie photographique
, présente-t-il devant la trentaine de personnes venues découvrir les clichés imprimés sur une vingtaine de panneaux en noir et blanc.
Après deux ans à souhaiter cette exposition, Gilles Juhel l’inaugure, mais pas question de la considérer comme un au revoir : Si je peux continuer jusqu’à mes 90 ans, je le ferai !
Un avenir qui semble réalisable : difficile d’échanger avec le photographe pendant cette inauguration sans être interrompu par des interlocuteurs venus lui proposer de nouveaux projets. Mais ce n’est pas (encore) le moment de prendre des engagements : pour l’heure, Gilles Juhel, qui a rangé son appareil photo le temps de l’événement, se réjouit de voir ses plus beaux projets affichés dans l’accueil de la MDVA.

« J’ai eu beaucoup de chances de faire des rencontres pareilles », est reconnaissant Gilles Juhel. Ouest-France
Ce que j’aime, ce sont les photos humanistes : montrer le bon côté des gens, faire accepter ceux qui viennent d’ailleurs ou qui n’ont pas les mêmes réalités
, explique-t-il en jetant un regard sur sa série préférée, celle mettant en valeur une douzaine d’aidants familiaux, réalisée avec l’association de service à la personne, ADMR.
Gilles Juhel, un parcours de photographe. Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30, sauf le lundi matin. Maison de la vie associative, 25, rue Demées, à Alençon.