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Alençon. Le comité de soutien de Pascal Rauber devant le tribunal... |
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Pascal Rauber, patron du magasin 2 roues méloises, à Saint-Julien-sur-Sarthe, comparaît ce jeudi 6 octobre 2016 devant le tribunal correctionnel d'Alençon. Son comité de soutien se tient sur place. © Flora GELOT
Pascal Rauber, responsable du magasin 2 roues méloises, à Saint-Julien-sur-Sarthe, comparaît ce jeudi 6 octobre 2016 devant le tribunal correctionnel d'Alençon. Cambriolé 53 fois, il avait fini par tirer sur ses cambrioleurs. Son comité de soutien se tient sur place depuis ce matin.
Le patron du magasin 2 roues méloises, à Saint-Julien-sur-Sarthe, comparaît ce jeudi 6 octobre 2016 devant le tribunal correctionnel d'Alençon.
Pascal Rauber avait tiré sur le véhicule des cambrioleurs qui avaient pénétré dans son magasin le 24 juin 2013. Les deux malfaiteurs avaient été blessés.
Sa famille, ses confrères commerçants, ses amis motards et des élus se sont rejoints dès 9 h ce jeudi matin devant le tribunal d'Alençon pour le soutenir. Ils avaient créé, il y a trois ans, un comité de soutien.
« Une dizaine de personnes ont créé ce comité de soutien », indique Grégory Rauber, l'un de ses fils, et salarié de l'entreprise cambriolée le 24 juin 2013 par trois individus.
Christophe de Balorre, vice-président du conseil départemental de l'Orne et maire de Saint-Léger-sur-Sarthe, est l'un des membres fondateurs de ce comité de soutien ; « Je connais très bien Pascal Rauber, ce qui lui arrive est dramatique, déclare l'élu. J'avais interpellé le préfet et lui avais demandé de faire quelque chose. Il avait proposé un financement (à hauteur de 80 %) pour installer des caméras de vidéo surveillance sur la communauté de communes (de la Vallée de la Haute Sarthe). Nous sommes actuellement en train de les installer. »
Comme la trentaine de personnes présentes devant le tribunal, Christophe de Balorre se dit « ému » car « Pascal Rauber est quelqu'un de très humain ». Il précise aussi que « la répétition de ces cambriolages (Pascal Rauber a été victime d'une cinquantaine de cambriolages en quinze ans) et des menaces qui ont pesé sur son commerce ont eu des conséquences sur son entreprise, son moral et son physique. »
Le comité de soutien avait lancé une pétition il y a trois ans. Cette dernière avait récolté plus de 16 000 signatures.
Il est poursuivi pour violence avec usage ou menace d’une arme, suivie d’une incapacité supérieure à huit jours.