|
Alençon. Le marché de Courteille retrouve la place du Point-du-Jour... |
1
Dimanche 1er septembre, le marché de Courteille a retrouvé la place du Point-du-Jour. © Ouest-France
Dimanche matin, après dix-huit mois de travaux et une délocalisation dans la rue Claude-Bernard, le marché de Courteille a repris ses droits sur la place du Point-du-Jour.
La place du Point-du-Jour, dans le quartier de Courteille à Alençon, a retrouvé son effervescence dominicale, un an et demi après la délocalisation du marché dans la rue Claude-Bernard. Une bonne nouvelle ?
« On est partagés. Commercialement, c’était mieux là -bas, rue Claude-Bernard, car il y avait une grande allée principale », confient Renée et Rémy, qui vendent fruits et légumes. « On ne voulait pas laisser tomber les petits commerçants de la place, alors c’est très bien comme ça. Et en plus, on retrouve nos petites habitudes », poursuivent-ils, dans un grand sourire commun.
« Il était temps », soupire Michel, un sexagénaire qui habite rue Odolant-Desnos, pas vraiment emballé par la configuration du marché version rue Claude-Bernard. « Ça fait sûrement vieux jeu mais le marché retrouve sa place initiale et c’est mieux comme ça. En plus, les commerçants d’ici retrouvent du passage le dimanche matin, c’est forcément une bonne chose ».
« Un an que j’attends ça »
Du côté de la crémerie Chez Sonia, on préfère attendre avant de se faire une opinion. « On attend, on verra. Il faut laisser faire les choses, laisser les semaines passer et on pourra faire le point après au moins un hiver. En tout cas, il y a un vrai confort de travail et la clientèle est là ce matin », confie-t-on.
Francis, qui tient Mes Recettes de famille, a plutôt le sourire. « Ça fait un an que j’attends ça. Pendant les premiers mois de la délocalisation, j’étais dans la rue Branly, le chiffre d’affaires était très mauvais », expose-t-il. Puis, un replacement au bout de la rue Pierre-et-Marie-Curie lui a donné plus de visibilité.
Pour autant, ce retour sur la place du Point-du-Jour a fait naître certaines inquiétudes. « Avant, il y avait huit bornes de six prises électriques. Maintenant, il n’y en a plus que six. On manque de bornes et en plus, elles sont très mal placées », tempère le pâtissier-traiteur.