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Alençon. Nouvelle salle : les boxeurs perdent patience... |
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Dans le quartier de La Croix-Mercier, l’ex-restaurant administratif du foyer d’Écouves (au rez-de-chaussée) doit accueillir les futures salles de boxe et l’haltérophilie. © Archives Ouest-France
Annoncé il y a deux ans, le nouvel équipement prévu à la Croix-Mercier ne devrait pas être ouvert avant septembre 2019. À cause d’un souci de d’amiante non anticipé.
En boxe amateur, un round de deux minutes ça paraît long quand on est sur le ring. C’est à peu près la même impression en ce qui concerne la construction de la nouvelle salle de boxe prévue dans le quartier de la Croix-Mercier. La bonne nouvelle a été annoncée lors des vœux 2017 par le maire (alors Joaquim Pueyo) mais près de deux ans plus tard le chantier « n’avance pas suffisamment » estime Michel Corbière, président du Ring alençonnais.
Il a d’abord fallu dix mois (2 octobre 2017) pour que le conseil municipal signe le marché de maîtrise d’œuvre pour réhabiliter l’ancien restaurant inter-entreprises de la rue des Frères-Niverd en salles de boxe et d’haltérophilie.
Le désamiantage non prévu
Un an plus tard, le 15 octobre dernier, les élus ont signé un avenant car l’enveloppe prévisionnelle n’avait « pas tenu compte d’éventuels travaux de désamiantage du site » ni d’une « nécessité de démolition-reconstruction du dallage sur le terre-plein » . Ce qui agace sérieusement Michel Corbière, « je ne suis pas un professionnel du bâtiment mais le désamiantage c’est quand même prévisible, non ? Les bras m’en tombent… » Ce qui n’est pas simple pour boxer.
Conséquences, l’enveloppe du chantier est passée de 637 000 € à 767 000 € (hors taxes) mais surtout le calendrier a encaissé un sérieux uppercut : lors des vœux 2017, Michel Corbière espérait une inauguration « en septembre 2018 dans le meilleur des cas » . Le pire n’étant jamais sûr, il table désormais sur septembre 2019, « une échéance annoncée par le maire Emmanuel Darcissac » . Mais il « commence à avoir des doutes » .
Le ras-le-bol des entraîneurs
D’autant qu’il n’est pas le seul à s’impatienter. « Mes entraîneurs ont un peu marre » de la situation, « cela fait quatre ans qu’on nous dit la salle est dans les cartons » .
Pour ne rien arranger, avec les travaux d’aménagement du stade Jacques-Fould, boxeurs (et haltérophiles) doivent désormais passer par un petit portail de la rue Pierre-de-Coubertin pour accéder à leur salle, « ce qui n’est pas simple quand on doit transporter tout notre matériel » . Quand ça veut pas, ça veut pas.
En attendant, malgré l’engouement de la boxe en France, le Ring alençonnais perd des licenciés depuis deux ans, « faute d’installations dignes de ce nom » .