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Après les coups, il fait pleuvoir les insultes sexistes sur une gendarme, dans l’Orne : prison ferme... |
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Un homme a été condamné à 18 mois de prison dont dix ferme pour violences sur sa conjointe et outrage à caractère sexiste, le 6 novembre 2024, dans la petite salle d’audience du tribunal d’Alençon. © Ouest-France
Un homme de 36 ans a été condamné à 18 mois de prison dont 10 avec sursis pour violences conjugales et insultes à caractère sexiste sur la gendarme venue l’interpeller. Il est parti en prison à l’issue de sa comparution immédiate au tribunal d’Alençon, mercredi 6 novembre 2024.
Les insultes s’abattent pendant près d’une heure, sans discontinuer, sur une jeune gendarme. Elles ont toutes en commun, en plus de leur obscénité, un caractère sexiste et sexuel. La plupart des outrages commencent par « sale », ils sont suivis de « chienne » ou d’autres vulgarités.
À la barre l’homme est moins en verve
À la barre du tribunal correctionnel d’Alençon (Orne), mercredi 6 novembre 2024, l’homme qui les a proférées est beaucoup moins en verve. Il vient de dormir trois nuits en prison. Il a été placé en garde à vue le dimanche 3 novembre 2024, jour de ses envolées lyriques. Parce qu’avant les insultes, il a fait pleuvoir les coups, sur sa compagne cette fois.
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Il entretient, depuis deux mois, une relation avec une femme domiciliée à Ceton (Orne). Lui est sans domicile fixe depuis la mort de son père en juin, elle est vulnérable et laisse son appartement servir de point de chute à diverses connaissances. Les deux abusent de l’alcool. « Je bois depuis que j’ai 17 ans. Avec elle, c’était deux bouteilles par jour chacun », confirme le prévenu.
Il continue à proférer des insultes dans sa cellule
Il est poursuivi pour violences sur conjointe et outrage à une personne dépositaire de l’ordre public en raison du sexe ou de l’origine. Le 30 septembre 2024, la jeune gendarme et ses collègues interviennent une première fois à l’appel de la compagne. Elle présente un hématome au bras et indique qu’il l’a serré au cou. Il est placé sous contrôle judiciaire en attendant d’être jugé pour ces faits.
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Il n’a pas le droit d’entrer en contact avec la victime mais est de nouveau chez elle le 17 octobre et s’en prend encore à elle. Les gendarmes se déplacent, entendent la victime mais ne parviennent pas à lui faire porter plainte. Le dimanche 3 novembre ils sont de nouveau appelés. « Je lui ai signifié son placement en garde à vue, c’est là que les insultes ont commencé. J’essayais de les aider tous les deux depuis le début », confie la militaire.
Pendant son transport et jusque dans sa cellule, le prévenu a continué à l’insulter. Pour les violences et l’outrage, il est condamné à dix-huit mois de prison, dont dix avec sursis accompagnés d’une période probatoire de deux ans.