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Après quatre ans de recherche, cet agriculteur de Ceaucé installé depuis 1986 a trouvé un repreneur... |
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Clothilde Viard (à gauche) a repris le troupeau de Laurent Hamard (au centre), agriculteur à Céaucé et Antoine Lévêque a acheté les bâtiments. © Ouest-France
Laurent Hamard, 62 ans, agriculteur à Ceaucé, dans l’Orne, a trouvé un repreneur pour son exploitation après quatre ans de recherche.
Transmettre son outil de travail n’est pas aisé voire difficile aujourd’hui pour les exploitants et demande beaucoup de patience et de résilience. Laurent Hamard, exploitant agricole à Ceaucé, se souviendra de ce trimestre 2025 synonyme de transmission de son exploitation agricole.
Il était installé depuis l’âge de 23 ans, en 1986 dans la ferme de ses parents. Ils avaient quarante vaches laitières normandes sur 35 ha. « J’ai choisi à l’époque d’implanter des mélanges céréaliers (trèfle violet au détriment du maïs), se rappelle Laurent Hamard. Avec cinq autres producteurs nous avons adhéré au GIE d’Athis. Par la suite, j’ai intégré le bureau de ce GIE. Puis ce fut Biolait. »
Parallèlement, d’autres activités ont complété son emploi du temps, notamment deux chambres d’hôtes gérées avec sa femme. « Extérieurement, j’ai été conseiller municipal et j’ai participé à la création d’un comité de jumelage avec un village du Sommerset, en Angleterre. » En 1998, installé en Gaec avec son frère, Thierry, il met en place un atelier cidricole avec l’ouverture d’un local de vente dans la ferme.
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Quatre ans de recherche
Quatre ans de recherche se sont avérés nécessaires pour transmettre son outil de travail. « Mon troupeau a été repris par Clothilde Viard, venue m’aider pour ma dernière traite. Elle repart dans sa ferme en Mayenne, avec le troupeau de cinquante vaches laitières et en plus avec les génisses, au total ce sont soixante-quinze animaux », poursuit Laurent Hamard.
Tandis qu’Antoine Lévêque, agriculteur situé à quelques centaines de mètres, reprend les bâtiments. Installé depuis dix ans avec ses parents, Antoine Lévêque se restructure en changeant de site, en rachetant la maison et les bâtiments de la ferme. « Cette restructuration m’offre plus de proximité et plus de pâturages vers un système herbe », explique-t-il.
Quant à eux, Laurent et son épouse quittent le village de la Sébaudière, nom de la ferme, pour vivre à Condé-sur-Sarthe une retraite bien méritée.