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Argentan. La der des der, pour Pierre Pavis... |
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Pierre Pavis a présidé, lundi 24 juin, son dernier conseil municipal en tant que maire. © Ouest-France
Le maire d’Argentan présidait son dernier conseil municipal, ce lundi 24 juin 2019. Il quittera ses fonctions après l’inauguration du musée Fernand-Léger André-Mare, prévue le 6 juillet. Son successeur pourrait être élu pendant l’été.
L’annonce est intervenue en fin de conseil municipal, ce lundi 24 juin. Elle n’a surpris à vrai dire personne tant l’édile multiplie, depuis janvier, les « c’est la dernière fois que… » À ses conseillers, il a donc déclaré : « J’avais dit que je quitterais mes fonctions de maire après l’inauguration du musée et celle-ci aurait dû intervenir plus tôt. Dès le mois de mars à vrai dire… J’ai repoussé mes vacances mais je m’apprête donc à passer la main. » L’inauguration du musée Fernand-Léger André-Mare interviendra le 6 juillet. L’édile a d’ores et déjà informé la préfecture de sa démission : la préfète dispose d’un mois pour en prendre acte et cette validation devrait intervenir dans la foulée de l’inauguration.
Les municipales, une autre paire de manches
Philippe Jidouard, premier adjoint, assurera l’intérim et réunira le conseil municipal dans les meilleurs délais. Celui-ci pourrait ainsi être convoqué courant juillet. « La majorité municipale présentera alors son candidat », décrit Pierre Pavis. Il ne cache pas qu’il s’agira de Frédéric Léveillé, son actuel adjoint aux Affaires sociales. Ce dernier s’est par ailleurs d’ores et déjà mis sur les rangs pour les élections municipales de 2020. « Un tout autre sujet » et surtout, une autre paire de manches, sur laquelle Pierre Pavis s’abstient d’épiloguer.
Au contraire, il réaffirme : « Je resterai conseiller municipal jusqu’en mars 2020. Le deal, avec mon équipe, c’est de ne rien changer à la politique engagée d’ici 2020. Je n’ai pas l’intention de rentrer chez moi en catimini, je serai très attentif à ce qu’il se passe. » Et d’avertir : « Je m’autoriserai à intervenir sur les sujets qui engagent la Ville d’Argentan, je reste Argentanais. » Il concède, sans tristesse aucune : « Je sais que ça va être un peu dur, au début. Être maire pendant dix-huit ans, ce n’est pas rien… Mais je considère qu’à l’aube de mes 76 ans, je n’ai plus la même capacité de travail qu’autrefois. Les nuits sans sommeil, ce n’est plus pour moi. »
« J’ai aimé ce que j’ai fait »
Il esquisse l’ébauche d’un bilan, liant sa trajectoire à celles de Jean Vimal du Bouchet et François Doubin. « J’aurais fait l’éloge funèbre de mes deux prédécesseurs, nous avons tous eu des mandats difficiles, marqués par la crise économique dont nous ressentons les effets depuis 1973. On s’est battus dans tous les domaines, on a perdu 2000 emplois mais, depuis que je suis maire, l’hôpital en a gagné 500, ça nous a quand même un peu sauvés… » Il conclut : « Il faut beaucoup d’humilité, je ne me plains pas, j’ai aimé ce que j’ai fait. » Même si des coups durs l’auront affecté jusqu’à la fin : « L’incendie du gymnase André-Jidouard, ça m’a secoué… » Il lui reste à inaugurer ce musée pour lequel il a tenu « jusqu’au bout, à rester maître du temps. »