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Au diocèse de Séez, un engagement écologique pour « prendre soin de notre maison commune »... |
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Jérôme, sÅ“ur Hélène et frère Emmanuel devant le séquoia de plus de 160 ans dans le jardin du diocèse de Séez. © Ouest-France
Une commission réunie à la Maison diocésaine de Sées (Orne) a dressé le bilan de dix ans d’action pour la sauvegarde de la Terre date à laquelle une lettre du Pape François appelait à une prise de conscience écologique de la part de l’Église.
« On était en retard sur les questions environnementales, mais depuis que l’Église s’est engagée, on essaye de faire comprendre aux Ornais le lien entre leur foi et l’engagement écologique. » C’est avec ces mots que sœur Hélène revient dix ans en arrière, établissant Laudato si’, une lettre du Pape François adressée en mai 2015 à tous les évêques, comme le point névralgique de la réflexion sur le devenir de la planète.
Ce texte appelle les catholiques à « prendre soin de notre maison commune », poursuit la sœur, membre de la commission dédiée du diocèse de Séez, créée en 2016 et comprenant huit membres, dont le prêtre d’Alençon, Claude Boitard.
Un label vert et des balades éco spirituelles
Alors que sœur Hélène estime que « les catholiques ornais ne sont pas assez sensibilisés à l’écologie », le diocèse tente, « à son échelle », d’en faire un sujet.
Cela passe notamment par le label Église verte, créé en 2017, que la maison diocésaine et les paroisses d’Alençon, de Flers et de Bellême, sont fières de porter.
Outre les prières dédiées, l’isolation des bâtiments et le tri des déchets pendant le pèlerinage, la communauté religieuse locale organise aussi des balades éco spirituelles chrétienne sur le sujet. L’idée ? « S’émerveiller de la faune et la flore qui nous entourent », durant une demi-journée de marche d’environ 5 km. La prochaine aura lieu le 21 septembre. Le départ sera donné à 14 h de la maison diocésaine.
L’occasion de découvrir son jardin, qui abrite un séquoia d’environ 160 ans, haut de plus de 31 mètres de hauteur et large de plus de 6 mètres de circonférence. Un diagnostic a été réalisé par un naturaliste, convié au printemps dernier par le diocèse pour faire l’inventaire des espèces présentes dans le jardin, afin d’en savoir davantage sur la meilleure manière de les entretenir et les sauvegarder.