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Au Sap, la technique des essentages se découvre... |
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Présentation de l’essentage par Simon Grolleau, artisan du bâtiment. © Ouest-France
Dans le cadre du label Petites Cités de Caractère, la commune du Sap (Orne) organisait son Dimanche de caractère, dimanche 7 septembre.
Dans le cadre du label Petites cités de caractère, la commune du Sap, dans l’Orne, a organisé un Dimanche de caractère, le 7 septembre 2025.
Le thème choisi était les différents types d’essentages (ardoises, bardage en bois, en zinc, bardeaux de châtaignier). Cette technique consiste à couvrir des verticales avec des matériaux qui servent traditionnellement pour des toitures.
La démonstration d’essentage en bardeaux par Simon Grolleau et l’exposition d’outils anciens, devant les halles, ont retenu l’attention du public. Une visite guidée et commentée dans les rues du Sap, a permis d’aller à la découverte des différents types d’essentages.
Pour clore la manifestation, un goûter constitué de produits offerts par les producteurs locaux (petits légumes, confitures, yaourts, fromage, cidre, poiré).
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Un peu d’Histoire
La cité du Sap a été labellisée Petite Cité de Caractère de l’Orne pour la première fois en 2014. Il semblerait que sa construction date du Xe siècle, lorsque fut créé le duché de Normandie. Le Sap n’apparaît dans les chroniques, que dans la première partie du XIe siècle. La cité est évoquée, à plusieurs reprises, par Orderic Vital (1075-1142), moine de l’Abbaye de Saint-Evroult et premier historien de la Normandie, en particulier, dans le livre VI, écrit vers 1131, de son ouvrage Historia ecclesiastica qui traite de l’histoire de l’abbaye.
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Elle est mentionnée sous le nom de Sappus vers 1030-1040, puis Sappum au début du XIIe siècle. Il est probable que l’étymologie de son nom soit « sapin », car ce résineux était l’essence dominante de la forêt qui recouvrait le territoire de l’Orne.
Initialement, village fortifié
La cité a beaucoup évolué depuis le Moyen-âge. Historiquement, le cœur économique et commercial a toujours été la place du marché, avec tout autour un habitat dense et regroupé.
Elle a pris, à un certain moment, le nom de Fort Montpellier. La place du marché est située à l’emplacement d’un ancien étang, appelé l’Étang du bourg. Celui-ci était bordé d’une couronne de maisons en colombages avec, au plus, un étage. Arcades et auvents formaient des galeries qui permettaient une circulation et l’accès aux différents commerces. Les maisons se rejoignaient au niveau du Fort Montpellier, la forteresse de l’époque, formant ainsi une place forte dans laquelle on entrait grâce à des ponts-levis.
Des vestiges encore présents
Le Fort Montpellier, ancien château fort reconstruit sur les ruines du donjon de la forteresse, les restes d’un mur d’enceinte, visibles dans le Passage du Fort, le fossé occupé par La Vérette, le ruisseau qui suit le tracé d’une partie des anciennes douves, il est possible de créer une première esquisse des remparts et de la compléter intuitivement pour imaginer les contours de l’ancienne place forte.