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Auguste Lefebvre, un résistant oublié à Sainte-Gauburge... |
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La plaque apposée sur la tombe du résistant Auguste Lefebvre. © Ouest-France
Né à Paris en 1893, ce secrétaire de mairie a été fusillé par les Allemands en juillet 1944, à Touquettes. Sa famille avait péri lors du bombardement du 13 juin 1940.
La Résistance ornaise a chèrement payé, d’avril à août 1944, son engagement. Plus de 200 Ornais, résistants, rebelles, ou otages, sont morts au combat ou exécutés. L’Orne a compté 400 déportés, dont plus de 200 ne sont pas rentrés. Des plaques ou stèles ont été apposées plus tardivement. Elles sont particulièrement vénérées, non plus en l’honneur d’un groupe de fusillés, mais d’un ou deux individus particulièrement héroïsés : Joseph Scheidt et Jacques Renard, aux Aspres (Moulins-la-Marche), Albert Giroux à Tanville (Sées).
La mairie bombardée le 13 juin 1940
Auguste Lefebvre, secrétaire de mairie à Sainte-Gauburge (ex-canton du Merlerault) est né le 28 août 1893 à Paris. « En cette journée du 13 juin 1940, un convoi asiatique passe dans le bourg, un avion allemand qui aperçoit ces militaires, sans hésitation, bombarde ce quartier. La mairie est atteinte. Le secrétaire de mairie, Auguste Lefebvre est absent, mais son épouse Henriette, adjointe de mairie, ses enfants Jacqueline (10 ans), Monique (8 ans) sont tuées. C’est l’émotion, ce temps de guerre, l’exode. On s’émeut de voir sur les fils électriques longtemps des cheveux accrochés. Auguste Lefebvre s’enrôle dans le tourbillon de la résistance (Forces françaises de l’intérieur). Le 8 juillet 1944, il est fusillé par les Allemands à Touquettes. »
ource : Madeleine Auger d’Orlando, extraits de son ouvrage, Mémoire de mon village.