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Automobile. Dans l’Orne, Faurecia mise sur la mécatronique pour assurer l’avenir... |
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Deux lignes de production mécatronique ont été installées au cÅ“ur de l’usine de Faurecia, à Caligny, dans l’Orne. © Ouest-France
?Deux lignes de production mécatroniques ont été inaugurées, mardi 5 janvier 2021, sur le site de l’équipementier auto, à Caligny (Orne). Des mécanismes de siège motorisé de voiture vont y être fabriqués. Avec cet investissement, Faurecia vise les constructeurs haut de gamme, mais aussi le futur marché des voitures autonomes.
Une voiture sur dix dans le monde renferme un morceau de Normandie. Et plus précisément de l’usine Faurecia, à Caligny, près de Flers (Orne). « Nous produisons chaque année 48 millions de pièces », précise le directeur Guillaume Deras. La spécialité des 1 250 employés, ce sont les mécanismes de siège automobile : les glissières pour en régler la profondeur ; les articulations pour les incliner ; et les poignées de pompage pour en ajuster la hauteur. Voilà pour l’activité traditionnelle. Le futur, à Caligny, c’est la mécatronique. Deux lignes de production viennent d’être inaugurées, ce mardi 5 janvier 2021.
« La mécatronique, c’est la motorisation de nos sièges », poursuit Guillaume Deras. Les deux premiers produits seront des « e-pompe », des poignées de pompage motorisées, et des « e-tilt », un mécanisme permettant de régler le nez d’assise du siège. Daimler-Mercedes, BMW et Renault-Nissan ont déjà passé commande. Avec la mécatronique, Faurecia vise le haut de gamme, mais se prépare surtout au marché des voitures autonomes.
12 millions d’euros d’investissement
L’investissement se chiffre à 12 millions d’euros, dont 2 millions de subventions de la région Normandie et 405 000 € versés par l’État. À terme, la mécatronique devrait générer soixante emplois. Le 1er décembre, un conducteur de presse a été recruté. C’est la première embauche depuis la crise de 2008 pour le secteur production à Caligny. « En 2021, nous prévoyons dix recrutements », annonce Guillaume Deras.
Au cours des mois à venir, le site ornais de Faurecia espère générer 10 à 15 % d’activité supplémentaire grâce à la mécatronique. « D’ici à 2024, la cible est d’être à 25 % », formule le directeur. Pour y parvenir, Faurecia, historiquement lié à PSA, va acquérir une autre ligne de production et dédier un espace de 2 500 m² à la mécatronique.
Grâce à cette technologie, Guillaume Deras l’assure : « Nous faisons partie des usines qui ne sont pas inquiètes pour l’avenir. » Le site de Caligny a un autre avantage : exporter 75 % de sa production. C’est ce qui lui a permis de traverser la crise du Covid-19 sans trop en pâtir. En 2020, la baisse d’activité ne devrait être que de 10 %.