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Avec ses films, Christophe Barratier « s’adresse toujours à l’enfant qu’il était »... |
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Christophe Barratier, devant le public du Ciné presqu’île de Guérande, s’est prêté à un temps d’échange sur son film : « Les enfants de la résistance ». © Ouest-France
En avant-première au Ciné presqu’île de Guérande, dimanche 25 janvier, le réalisateur Christophe Barratier a présenté « Les enfants de la Résistance », un film qui aborde l’Occupation à hauteur d’enfant.
C’est l’aboutissement de trois années de travail cinématographique que le réalisateur Christophe Barratier est venu présenter, dimanche 25 janvier, au CIné presqu’île, rompant pour un soir « ce temps en solitaire »
qu’impose la fabrication d’un film.
Devant une salle de projection comble le réalisateur a retrouvé son public, un moment toujours intense. Ému de « voir des gens se déplacer pour voir le film »
, confie l’auteur des « Choristes ».
Son nouveau long-métrage, « Les enfants de la Résistance », est l’adaptation de la bande dessinée éponyme. L’histoire suit un groupe d’enfants confrontés à l’Occupation, et qui entrent en résistance. Un terrain familier pour Christophe Barratier. « J’aime les films d’époque. J’aime travailler avec des enfants »
, glisse-t-il avant de préciser : Je m’adresse toujours à l’enfant que j’étais
.
Il a déjà pensé à une suite
Issu lui-même d’une famille de comédiens, il se souvient : « Quand je demandais où étaient mes parents, on me répondait : Ils jouent. Je trouvais ça drôle comme travail. »
Il évoque sa grand-mère, la matriarche familiale, qui racontait des souvenirs parfois douloureux, mais empreints de tendresse.
L’Occupation, au cœur du film, est une période que Christophe Barratier décrit comme révélatrice « du pire et du meilleur »
. Le long-métrage relie toutes les générations. « Je voulais que chacun puisse partager des émotions. »
Pour capter l’attention des enfants, le traitement est essentiel : une légèreté souriante, supportable, mais pas édulcorée
. Et une ode au courage. On a peu d’occasions d’être fiers
, souligne-t-il.
À l’issue de la projection, le public a pu échanger avec le réalisateur. La question d’une suite est rapidement revenue, à l’image de la bande dessinée, qui compte neuf albums. Le film n’adapte pour l’instant que les tomes I et II. Un appel du pied auquel Christophe Barratier répond : « Une suite est déjà écrite. »
Elle dépendra des entrées.
Philéas, jeune passionné d’histoire, a souligné les ajustements opérés entre la BD et le film. Une liberté assumée par le réalisateur,« tant que le fond reste entier »
.
Christophe Barratier a choisi Guérande pour cette avant-première, tout en ayant une pensée pour le cinéma baulois du Gulf Stream, qui l’accueille régulièrement. Il promet que, si une suite voit le jour, la première avant-première leur sera réservée.
De son côté, Sonia Molière, responsable du cinéma de La Baule, travaille à la mise en place d’une diffusion en présence du réalisateur avant la sortie officielle du film sur grand écran, prévue le 11 février.