|
Bagnoles-de-l’Orne. Ils ont eu le coup de foudre pour un château Belle Époque... |
1
Klaus Bentin et Søren Rasmussen ont racheté le château du Gué-aux-Biches, à Bagnoles-de-l’Orne, dans l’Orne. © Ouest-France
Klaus Bentin et Søren Rasmussen, un couple de Danois, sont tombés amoureux du château du Gué-aux-Biches, à Bagnoles-de-l’Orne, dans l’Orne. Pour partager leur bonheur, ils ont ouvert des chambres d’hôtes.
Parfois, il faut savoir se laisser convaincre. Klaus Bentin et Søren Rasmussen peuvent en témoigner. Ce couple de Danois est tombé fou amoureux de la France. Si bien que leur rêve était d’acheter un château dans ce pays dont ils vénèrent tout ou presque. Alors, ils ont fait appel à un agent immobilier qui leur a fait visiter des demeures aux pièces démesurées.
« Tout était trop grand et écrasant » , se souviennent-ils. Presque à contrecœur, ils ont pris la direction de Bagnoles-de-l’Orne, dans l’Orne, pour visiter le château du Gué-aux-Biches, dont les rares photos n’étaient pas séduisantes. Contre toute attente, c’est le coup de foudre. L’acte de vente est signé en octobre 2017. « Nous n’avons pas choisi le Gué-aux-Biches, c’est lui qui nous a choisis » , confie Søren Rasmussen, 53 ans, qui a été le maire d’une commune de 57 000 habitants, non loin de Copenhague.
Un château Belle Époque
Fort de ses 1 200 m2 et de son parc ouvert sur la forêt d’Andaine, le château du Gué-aux-Biches les a séduits par son style Belle Époque et ses pièces chaleureuses. L’un des anciens propriétaires n’est autre qu’Albert Christophle, qui est le créateur du quartier Belle Époque, toujours à Bagnoles-de-l’Orne, à la fin du XIXe siècle.
Ce n’est qu’en janvier 2020 que le couple a définitivement posé ses valises dans la seule station thermale du Grand Ouest. « Pour rien au monde, je ne retournerai au Danemark » , prévient d’emblée Klaus Bentin, 57 ans, un ancien trader. Dans la foulée de leur installation, ils ont profité de la crise sanitaire pour s’atteler à la restauration des lieux. Ainsi, ils ont dû faire raccorder la bâtisse au réseau d’eau potable et refaire toute l’électricité. « En revanche, la décoration, c’est nous. Mais certains meubles étaient déjà présents » , indiquent-ils.
Des chambres d’hôtes
Difficile de ne pas être séduit par ces pièces aux volumes généreux. Il y a par exemple ce salon, au rez-de-chaussée, et ses six mètres de hauteur sous plafond. « L’hiver, avec la cheminée qui crépite et un calvados, il n’y a rien de mieux » , promettent ces deux amoureux de la Normandie.
Pour ne pas être les seuls à profiter du Gué-aux-Biches, Klaus Bentin et Søren Rasmussen ont ouvert cinq chambres d’hôtes, toutes situées au premier étage, le 1er juillet 2021. Elles sont baptisées en l’honneur de personnalités passées par là . La plus belle, avec son balcon, est dédiée à Albert Christophle. Une autre à Alexandre Dumas, le célèbre écrivain, qui a séjourné ici. « Nous faisons tout tout seuls. Avant, il y a eu jusqu’à seize domestiques » , sourient-ils. Surtout, comme ils le promettent, tout est français dans leur nouvel antre. Ou presque : « Seuls les draps de lit viennent du Danemark. Il n’y a pas mieux. »
Château du Gué-aux-Biches, Bagnoles-de-l’Orne. Chambres de 150 à 200 € la nuitée avec petit-déjeuner. http://chateaudugueauxbiches.fr/