|
Bazoches-au-Houlme. Hommage à l’abbé Henri Olivier, pionnier de la lichénologie... |
Dimanche, à la salle des fêtes, David Vaudoré, fondateur, animateur de l’École ornaise de lichénologie (EOL) et coprésident de Val d’Orne environnement (VOE), a organisé une journée lichénologie et a rendu hommage à l’abbé Olivier qui est l’un des plus grands lichénologues européens de la fin du XIXe siècle et du début XXe.
Dimanche, une sortie sur le terrain a permis de récolter des lichens, l’après-midi était consacré à les observer et les déterminer à l’aide de loupes binoculaires et de microscopes.
L’abbé Henri Olivier est né en 1849 à Saint-Hilaire-lès-Mortagne. Il fut à la fois prêtre et naturaliste. Il consacra près de cinquante ans de sa vie à l’étude des lichens. Il a produit une œuvre scientifique majeure, son travail constitue aujourd’hui encore une base scientifique essentielle pour l’étude de la biodiversité.
Les lichens, des bio-indicateurs de la qualité de l’air
Ainsi son Å“uvre s’inscrit pleinement dans les enjeux contemporains liés à la biodiversité, au climat et à la gestion des territoires. En effet, les lichens sont aujourd’hui reconnus comme de puissants bio-indicateurs de la qualité de l’air et des changements environnementaux. David Vaudoré confie :  Cet hommage vise à mettre en avant une figure scientifique locale dont la renommée a largement dépassé les frontières de la Normandie.Â
Grâce à l’École ornaise de lichénologie créée en 2021, l’héritage de l’abbé Olivier continue de vivre. La lichénologie n’est plus enseignée dans les universités et il n’existe plus de postes de chercheurs depuis de nombreuses années, y compris au sein du prestigieux muséum national d’histoire naturelle de Paris.
David Vaudoré, a souhaité lors de cet hommage collectif, saluer l’engagement de Nicole Mottin, présidente d’honneur, dont le travail a permis de faire renaître la mémoire de l’abbé Olivier et de redonner un élan à la lichénologie en Normandie. Par ses actions, l’école contribue à fédérer un réseau de passionnés, à former de nouveaux observateurs. Grâce aux sorties sur le terrain, aux formations et au prêt de matériel, elle accompagne aujourd’hui débutants comme naturalistes confirmés, favorisant l’émergence de nouvelles vocations et le développement des inventaires de biodiversité.
David Vaudoré a tenu  à remercier tous les donateurs, sans lesquels rien de tout cela n’aurait été possible et les associations partenaires qui ont contribué à la mise en place de cette école unique en France ».