|
Bertille Durel commercialise ses yaourts de La laiterie sauvage, à Camembert... |
1
Bertille Durel commercialise désormais sa production de yaourts. © Ouest-France
Le projet de Bertille Durel, de créer une yaourterie artisanale à Camembert, voit le jour grâce à l’appel aux financements participatifs qu’elle avait lancé sur la plateforme MiiMosa.
Nous relations dans ces colonnes, en février dernier, le projet de Bertille Durel de créer une yaourterie artisanale. Ce projet voit le jour grâce à l’appel aux financements participatifs qu’elle avait lancé sur la plateforme MiiMosa, pour l’achat du gros matériel, à savoir une étuve à yaourts, un pasteurisateur ainsi que des bocaux en verre, ce stock n’étant pas finançable par une banque. Ça a bien fonctionné, toute cette générosité m’a beaucoup touchée »,
déclare-t-elle, lors de l’entrevue pour donner les suites de son projet.
Sa rencontre avec Pierre Coulon sera également déterminante dans cette mise en œuvre, puisqu’il lui met à disposition le laboratoire de la laiterie de Camembert. Je produis le lundi et le mardi
, indique Bertille Durel, qui commercialise désormais sa production sous la marque, La laiterie sauvage. On la trouve sur les marchés à Caen (vendredi matin) et Falaise (samedi matin).
« Je tiens à ce qu’on en trouve localement »
Je fais du dépôt dans diverses boutiques, autour du restaurant de mon compagnon, à Saint-Julien-le-Faucon. Prochainement, il y en aura aux P’tits bio du coin à Vimoutiers, je tiens à ce qu’on en trouve localement.
Elle achète le lait à la ferme bio de chez Vincent Beauruelle, aux Champeaux, qu’elle transforme en yaourts nature ou avec différentes saveurs. Tout est fait maison. J’achète des fruits chez les maraîchers bio du coin et j’utilise des plantes et des fruits en fonction des saisons, comme les fleurs de sureau, la flouve, la framboise, la mûre, la mélisse, ou bien encore le café que j’achète en grains. Bientôt il y en aura à la Reine des prés. Le yaourt à la flouve fonctionne très bien
, souligne Bertille Durel.
Elle produit chaque semaine une centaine de pots. L’objectif est de doubler cette production dans l’année à venir.
Les yaourts de La laiterie sauvage sont d’un format singulier pour des yaourts avec une taille XXL. Enfin, disons qu’ils ont la taille d’un pot de crème fraîche, puisqu’ils font 450 ml.
À cela deux raisons. La première porte sur le fait que les pots sont consignés. J’ai été aiguillé en ce sens par Pierre Coulon. C’est plus simple pour la gestion des consignes. La seconde apporte une singularité à la marque. Les gros pots, les gens sauront que c’est La laiterie sauvage.
Bertille Durel vise à obtenir le label bio.
Les tarifs pour un pot de 450 ml oscillent, comprenant l’euro de consigne, de 4,20 € à 5 €, soit 3,20 € le yaourt nature et 4 € pour ceux où j’assure la cueillette à la main comme les fleurs de sureau et la flouve
.