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Bretoncelles. Dans la peau de Cyrano sur scène, samedi... |
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Nicolas Devort joue une dizaine de rôles en une heure dans son spectacle « Dans la peau de Cyrano ». © Dominique Chauvin
Erwan Fouquet a encore ramené une pépite de ses explorations au festival d’Avignon. Samedi soir, Nicolas Devort sera sur scène pour la pièce Dans la peau de Cyrano.
Entretien
Erwan Fouquet, chargé de la programmation culturelle par la commune.
Comment s’organise la programmation culturelle de la commune ?
Nous avons des séances de cinéma, pour les jeunes et tout public organisées avec l’association Génériques et chaque année, trois spectacles vivants, souvent des coups de cœur venus du festival d’Avignon. Parmi la vingtaine de spectacles que j’ai vus cette année en quelques jours, ce spectacle a clairement été mon coup de cœur.
Comment avez-vous déniché ce Cyrano ?
Le producteur du spectacle, qui m’avait déjà permis de faire venir Le Souffleur et Frère(s), m’a appelé en mai en me disant « viens voir ce spectacle à Avignon, tu vas adorer ». Je n’étais pas certain de vouloir à nouveau programmer un spectacle sur Cyrano mais il m’a expliqué que Cyrano n’était qu’un prétexte et que c’était surtout l’histoire d’un adolescent mal dans sa peau et de son professeur de français qui décide de lui faire jouer le personnage principal de cette fameuse pièce.
Vous l’avez vu ? Et alors ?
J’y suis donc allé à la mi-juillet. Quand on voit cinq spectacles par jour, on n’est pas toujours convaincu par tous. Certains sont trop longs, trop dramatiques, ou tout simplement pas adéquats pour la programmation de la commune. Mais à la fin de ce Cyrano, je me suis levé spontanément de mon siège, et ce, accompagné par une salle comble de 200 personnes, pour applaudir et donner une standing ovation pour Nicolas Devort, comédien formidable et d’une générosité sans limite pour jouer la dizaine de personnages différents pour un peu plus d’une heure.
Que dire aux Bretoncellois et voisins ?
Ce spectacle connaît un succès depuis quinze ans. Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu si longtemps pour le découvrir. Un film a même été adapté l’an dernier avec José Garcia, Le Panache, qui raconte l’histoire de ce spectacle. J’espère que le public viendra découvrir ce petit bijou qui, j’en suis sûr, plaira aux adultes mais aussi à leurs enfants et adolescents.
Et pour que le plus grand nombre puisse en profiter, la mairie garde toujours les mêmes tarifs très accessibles. Nous sommes l’une des salles de spectacles les moins chères de France. Il y aura deux autres pièces : Invisibles, le 31 janvier, de notre compagnie Halem Théâtre, d’après La Petite fille aux allumettes, et le 25 avril, un spectacle musical Lennon-Mc Cartney. À samedi !
Samedi 15 novembre, à 20 h 30, dans la salle des fêtes. Entrée : 8 € pour les adultes et 6 € pour les moins de 18 ans.